illus 001Le généalogiste est un fouilleur invétéré, un perpétuel enquêteur à la recherche de l'indice manquant, un poseur de problèmes à tout instant. Si son interrogation est légitime, comme doit l'être sa quête de la vérité la plus proche des faits, il doit en être de même de sa démarche qui, bien entendu au préalable clairement définie, doit avant tout permettre d'aboutir en minimisant les questionnements évoqués ci-dessus.
Il n'est pas rare de voir exprimer des conseils de généalogistes à d'autres généalogistes sur le thème du "oui mais". Ces deux petits mots peuvent en effet détruire n'importe quelle assertion généalogique, n'importe quelle constatation de filiation. "Ton père n'est pas ton père, et ton père ne le sait pas ...", un Scandale dans la famille, pour ceux à qui le nom de Sacha Distel dit quelques chose ! Car si, effectivement, des révélations tardives, la découverte de documents compromettants, le lever de "secrets de famille", confirme l'existence du "oui mais", ce n'est, heureusement, pas le cas à chaque fois.

illus 055Ce vendredi à midi je pars avec mes listes de mariages, contrats notariès et autres généalogiqueries à découvrir, aux Archives Départementales de mon beau département. Je n'y suis pas si souvent que cela en ce moment, occupé à des tas de choses d'un côté et de l'autre ... La généalogie dans le fauteuil quoi ! Agréable surprise, le bâtiment n'a pas bougé ! Non, cela ne fait pas si longtemps que j'y suis venu ... Le bâtiment est toujours là, la plupart du personnel aussi, quelques têtes nouvelles et jeunes toutefois. Je m'enregistre, en évitant de demander une table, cela fait un peu restaurant ... Je commande, là aussi cela fait un peu restaurant ... La généalogie, ça se déguste non ? Bref, je commande quelques notaires, histoire de faire bien, et me dirige vers la salle des microfilms où je m'apprête à lancer un grand bonjour avant de m'apercevoir que la salle est vide ; je dis bonjour quand même, c'est un réflexe. Un grand nombre de lecteurs de microfilms sont "marqués" par une boîte de bobine, par un petit cahier, des papiers ... On sent le généalogiste qui tient à son appareil, réserve sa place parce qu'il est allé déjeuner et veut retrouver tout intact, ça m'agace mais depuis le temps je m'y suis habitué et je me dis que dans quelques années je ferai peut-être pareil - euh non, je ne crois pas !

Je range tous les classeurs, vénérables instruments de recherche, éparpillés sur la table, relève les cotes dont j'ai besoin et commence à lire mes bobines ; je retourne à la table des recherches, note des cotes etc. L'heure passe, je suis en train de compulser un classeur lorsqu'arrive quelques personnes : pas un bonjour. Je me touche, je suis bien réel, vivant, debout devant eux, avec de la consistance, une présence quoi ! Non, non, rien de rien, ils n'ont pas du me voir, c'est la vieillesse, le refus des verres progressifs, ils ont du me confondre avec un des piliers ...

illus 016L'acte ou le registre, la preuve tant convoitée par le généalogiste, digitalisé, numérisé, océrisé, dématérialisé est légion sur la toile. De la photo du petit dernier au testament joliment orné de ses nombreux cachets de cire, le quidam, tout comme le professionnel ou la collectivité mettent en ligne de nombreux documents.
Nous passerons ici sur les droits d'utilisation qui relèvent plus d'un combat juridique entre quelques requins ayant flairé le "bon coup" que de l'usage raisonné et fort restreint qu'en font les généalogistes ... un sou c'est un sou.
Je préfère toutefois m'amuser d'un petit élément qui attire mon attention, une fois la découverte et la laborieuse transcription effectuées, dans le coin en bas à gauche le plus souvent, mais parfois à droite, en haut, sur le côté ...

Pour ceux qui ne connaissent la généalogiqe que par internet associé, sachez que les actes que vous lisez, les photos que vous tentez de décrypter proviennent de livres, d'albums, de registres composés, pour certains, d'un très grand nombre de pages réalisées à partir de papier. Et c'est là qu'apparaît une difficulté que le photographe amateur, utilisateur du smartphone ou de l'appareil photographique numérique, aura bien du mal à résoudre, une fois trouvé le mode manuel et le bouton "flash off".

illus 008Il vient souvent dans les discussions au sujet de la généalogie le cas des origines de la famille connues depuis des temps immémoriaux et des contrées fort éloignées. Ainsi, à l'évocation d'un quelconque nom, une docte personne saura vous dire que cette famille faisait partie de l'entourage de Philippe II d'Espagne et, afin d'expliquer cette présence du nom en Belgique, affirme qu'elle ne l'a pas suivi lors de son départ des Pays-Bas. Ces assertions, toutes gratuites et se fondant sur quelques lectures glanées d'un côté ou de l'autre, nous ramènent tout droit à cette notion de racines, de reconnaissance de la famille tant souhaitée par nos contemporains et si souvent citée par nos ancêtres qui n'hésitaient pas, comme le fait le tonton Marcel en réunion de famille, à embellir le tout dans des élans historico chevaleresques digne de Froissart.
Cela me passionne, excite ma fibre curiosité et déclenche une forte éruption sus-cutanée, voire à fleur-de-peau, de découvertes forcément inédites. Mais, de prime abord, dans ce genre de manifestation de la beauté familiale et de la traversée des siècles par des ancêtres tous aussi valeureux que défenseurs de la veuve et de l'orphelin, il nous faudra vaincre la certitude ancrée, telle une arapède, dans la mémoire toute récente entretenue par la docte assemblée familiale.

illus 024La technique dite de l'escargot en généalogie porte bien son nom. Du fait que nous progressons en recherche géographique autour de la commune orginelle jusqu'aux communes voisines en agrandissant petit à petit notre rayon d'action, cela s'apparente facilement aux fameuses circonvolutions de notre gastéropode favori. Mais il faut bien également rapprocher cette technique de la légendaire lenteur du petit animal à cornes ... et malheur à celui qui commencera à l'ouest (ou au nord ...) quand la commune qui contiendra l'acte tant désiré est à l'est (ou au sud ...).
L'escargot généalogique consiste à rechercher un acte, de mariage ou de naissance, principalement, dans les communes aux alentours d'une commune connue. Exemple : la famille MARTIN réside à Sainte-Pitre, le jeune MARTIN, né dans la commune, s'est marié avec Jeanne DURAND, ils ont eu un enfant, Georges. On ne connaît pas le lieu de mariage ni celui de la naissance du petit Georges. Bien sûr, le premier réflexe est de consulter les tables décennales de la commune de Sainte-Pitre, et, la plupart du temps, on va retrouver notre mariage ; mais dans notre cas, chou-blanc !
Nous allons donc fouiller les tables décennales des communes avoisinantes, en agrandissant petit à petit notre rayon d'action : c'est la fameuse technique de l'escargot ! Petite parenthèse à ce niveau de recherche au format gastéropode : munissez-vous d'une carte permettant une visualisation, en particulier, des reliefs et des accidents naturels, cela vous évitera de visiter des communes voisines séparées par des éléments infranchissables !

acighf log1Le généanaute souhaite une bonne et heureuse année à toutes celles et tous ceux qui fréquentent les dédales du site, et trouvent, leur souhaitant, quelques feuilles et événements à ajouter à leur arbre généalogique.
Les parutions des faits divers sont interrompus depuis le 31 décembre 2015. A ce jour, les années 1863 et 1864 sont terminées, l'année 1865 le sera dans quelques mois. Si vous souhaitez lire ces publications, les livres seront imprimés dans le courant du second semestre 2016 et proposés à la vente. Ce sont des milliers de noms de lieux et de personnes qui sont évoqués, des centaines de faits divers, des mines pour le généalogiste mais aussi pour l'historien à la recherche d'histoires vécues au cours du dix-neuvième siècle. Si vous souhaitez être tenu informé, n'hésitez pas à me le faire savoir !

illus 007La marche à pied c'est simple, il suffit de mettre un pied devant l'autre ! Et ne citons pas les cas pour lesquels cela est trés difficile, dans la grande majorité, la marche à pied, c'est simple ; le "oui ... mais", nous en avons déjà parlé !
La généalogie doit passer par des phases d'apprentissage, reposant sur des bases structurées et pour lesquelles il ne doit pas y avoir de part d'improvisation. La mode du "je sais tout avec internet" est un miroir aux alouettes faisant du piégé un déçu de la première heure ou un piètre généalogiste amateur ayant empilé quelques noms et quelques dates dans un coin de cloud.
On peut lire, de tous bords, "la généalogie c'est simple, accessible, à la portée de tous" : allez sur Geneanet, Ancestry etc ... interrogez vos parents, fréquentez les forums, commandez des documents aux archives, consultez celles en ligne. Mais nulle part on voit le but de la mission. Alors oui, la généalogie c'est compliqué parce qu'on ne sait pas où aller, mais c'est simple aussi parce qu'on peut faire tout ce qu'on veut, comme cité plus haut, et créer un passe-temps aussi chronophage qu'inutile aux yeux des tiers de la famille.

illus 033Il y a le puriste, l'amateur, le spécialiste, le curieux ... Faire en sorte qu'un lien, une compréhension, au minimum un espace de discussion existent n'est pas chose facile quand une des parties se cantonne dans des poncifs dont il n'a même pas conscience.
Le généalogiste n'échappe pas à la règle, et dans chacun de ces domaines l'individu se distingue par une part plus ou moins importante de communication, d'information ; part qui est d'ailleurs variable selon l'individu et le domaine, ce dernier influençant tout de même fortement cette volonté de partage.
Mais lorsqu'un puriste refuse de communiquer avec un amateur parce qu'il considère que ses paroles ne seront pas assimilées, nous sommes en mesure de le comprendre, ainsi que l'amateur ne cherchant pas à communiquer avec le puriste qu'il considère trop "pointu". L'idéal, bien sûr, comme nous l'avons évoqué dès le début de ce propos, est de trouver un terrain d'entente ; on pourra alors parler de communication, d'information, de formation, d'enseignement. Mais comment être sûr des échanges ? Comment pouvoir dire que le message transmis est correct ?
La reconnaissance par ses pairs est ce niveau à obtenir, que ce soit par l'intermédiaire de diplômes, d'attestations, de qualifications. Et lorsque les amateurs font la même chose, entr'eux, on en arrive à obtenir des gabegies à faire frémir les spécialistes qui en prennent connaissance.

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