illus 017Il est indéniable qu'Internet, et en particulier le web, ont fait évoluer la machine pour la recherche de documents à une vitesse grand V, déployant une multitude d'accès qui n'était pas toujours à la portée du citoyen moyen, celui-là même pouvant également cumuler le statut de campagnard de province. Et donc de pouvoir accéder, compulser, consulter des milliers de livres, d'archives, de documents issus de tous horizons.
Toute notre sollicitude et nos remerciements devraient aller à ces administrations, ces organismes qui nous permettent d'y accéder ; ayant, pour la plupart, programmé de nouvelles lignes budgétaires afin de faire face à ces nouveaux défis numériques et à l'exigence, parfois d'une inconvenance monstrueuse, de ces chercheurs amateurs, goinfres du tout numérique.

Dans ce monde de l'internet où l'éphémère est tout aussi permanent que les traces que nous laissons un peu partout, il est de coutume de voir des sites "en panne", affichant fièrement la mention "Erreur HTTP 404" ou se vantant de leur dernière mise à jour : "juillet 2011". Si ces sites relèvent la plupart du temps de travaux personnels ou d'expériences ayant mal tournées, projets d'individus mal formés, sans connaissance du web, du suivi et de la mise à jour des pages, il ne devrait pas, à mon avis, en être de même des sites plus "officiels".

illus 053
Depuis les rats d'archives et de bibliothèques, les généalogistes véreux aux documents douteux prouvant les noblesses de leurs clients, les nombreuses difficultés pour obtenir la plus petite autorisation de consulter un document, les choses ont bien évoluées, l'accès à l'information est démocratisé, Internet est là.

Je distingue trois mondes différents concernant la généalogie sur Internet.

Le premier est celui qui vous propose des matériaux pour construire votre histoire. C'est l'univers des archives, des bibliothèques en ligne.

Le second est le partage d'informations, la fourniture de données au travers de grandes bases ou de diverses compilations, des sites d'associations, des initiatives personnelles et locales.

Le troisième est celui de l'échange, de la discussion, des questions et réponses au travers de multiples supports tels que les chats, les forums, les listes de discussion, les sites de mises en relations, les fameux "réseaux sociaux".

Le généalogiste du XXIe siècle se doit de connaître parfaitement ces trois domaines. Il ne peut se contenter d'évoluer dans un seul, au risque d'éluder certaines informations, d'en absorber des fausses, de scléroser sa capacité de réflexion et de déduction. Ces trois univers sont liés, pas forcément complémentaires, souvent antagonistes, mais apportant un ensemble d'outils imparables pour régler un grand nombre de problèmes.

illus 044Le terme est très utilisé dans le domaine de l'informatique et des nouvelles technologies ; le troll moyen, voire le débutant quelquefois, l'expert ramenant tout à la fin du monde, l'utilisent régulièrement pour démontrer - ou au moins vous provoquer - que votre activité est inutile parce qu'elle vous prend beaucoup trop de temps. Quant aux têtes bien pensantes, c'est à grand renfort d'études scientifiques menées aux quatre coins de la planète qu'ils vous prouvent que votre activité est chronophage.
En clair, on vous dit que tout ce que vous faites prend du temps !
Depuis Fernand Raynaud et le refroidissement d'un certain canon, on n'avait pas fait mieux !
Personnellement, et en dehors de l'activité informatique, je trouve que la visite chez mon médecin est très chronophage, quant à la pêche à la ligne, je ne vous dis pas !
Mais alors, pourquoi cette vindicte autour de l'ordinateur et de sa non assistance à personne en plein stress horaire ? Notre activité prend du temps, oui, et alors ? Jusqu'à présent, il faut toujours un "certain temps" pour réaliser une quelconque manipulation, l'interrogation devrait plutôt viser ce "certain temps" que l'obligatoire chronophagie en dépendant.
Notre domaine, la généalogie, n'échappe évidemment pas à cette règle. Et ce qui est chronophage ici l'est aussi dans de nombreuses autres activités : le manque de connaissances. Se former avant d'entreprendre, apprendre à se servir des outils, connaître le maximum de ressources, savoir utiliser correctement un logiciel, s'entourer de personnes compétentes, sont autant de bonnes pratiques qui, bien que chronophages, facilitent la tâche et réduisent les temps de travail.

illus 014L'informatique a bel et bien révolutionné la pratique de la généalogie. Depuis les premiers programmes permettant le stockage des données, puis leurs vérifications, le partage et enfin la mise en ligne avec l'avènement d'Internet, le traitement de l'information généalogique est dorénavant un plaisir accessible au plus grand nombre ; à condition de faire quelques petits efforts d'apprentissage et de compréhension !
Je ne me suis jamais toutefois séparé de mes nombreux carnets sur lesquels je note ce que je fais, écris des références, calcule des arbres, des liaisons, des hypothèses, note mes nombreuses recherches pour telle ou telle personne. Certes s'il est peu commode d'y retrouver quelqu'un cinq ou six ans plus tard, parce qu'il faudrait tourner beaucoup de pages, c'est un support de réflexion qui me permet de visualiser le travail en cours.
C'est pour cela que je me sers aussi d'autres programmes informatiques qui, à priori, n'ont pas un rapport direct avec la généalogie. Et je concède bien volontiers que si l'on m'enlevait Photoshop, j'aurais bien du mal à réaliser, et surtout visualiser de multiples types de recherche. Certes ma version CS3, je n'ai pas les moyens de me payer la nouvelle, doit être largement dépassée par des logiciels libres comme The Gimp par exemple, mais elle me rend des services à n'en plus finir. La suite de cette réflexion pourra aussi bien s'appliquer à d'autres logiciels de travail de l'image comme The Gimp précédemment cité.

illus 048Je suis littéralement sidéré lorsque je lis les propos calomnieux d'une personne ayant essayé un programme de généalogie différent du sien et hurlant de la perte de ses données ! Tout autant d'ailleurs que ces milliers de personnes réclamant à grands coups de messages vindicatifs une somme d'actes, non négligeable, pour commencer, finir ou compléter leur généalogie ... Mais quelle est cette espèce de personnes, ignorante et exigeante, s'insurgeant de mauvais traitements qu'ils s'adressent et dissertant sur des sujets qu'ils ignorent ?
- Mais ce sont les nouveaux branchés ma brav'dam ! Ceux qui se jettent à l'eau avant de savoir nager et engueulent le maître naguer qui ne fait pas son métier, ceux qui souhaitent un monde meilleur qu'ils sont incapables d'imaginer !
Bref, les outils mis à notre disposition se transforment en piège mortel à la place de rendre service et d'échanger nos savoirs. Sachons donc tous qu'il est inconcevable de perdre des données sur un long terme, qu'il est ridicule de se targuer de la nullité d'un logiciel ayant abîmé votre fichier le plus précieux. Les moyens de sauvegarde de vos précieuses données sont nombreux, du disque dur externe, à la clé USB, en passant par le DVD, le Cloud ou le stockage en ligne ; interrogez votre moteur de recherches favori, il vous donnera plusieurs pistes. Un conseil toutefois, essayez d'être précis dans vos demandes de recherches et d'y apporter quelques mots clés bien choisis, d'éviter les fautes d'orthographes (voir http://www.cnrtl.fr/) et de vérifier le contenu de l'adresse web (ce qui suit le http:). Attention toutefois, si la phrase précédente provoque en vous une répulsion déjà rencontrée sur Internet, essayez de passer à l'aquariophilie, vous n'en tirerez que du bénéfice ; sinon, si vous souhaitez comprendre et approfondir, mes services sont à votre disposition.

illus 009Entre 1897 et 1911 un certain nombre de crimes liés à la dynamite se sont déroulés dans le Gard. La plupart ont été commis dans des endroits proches de lieux où l'on utilisait souvent ce type d'explosif. La gendarmerie n'a pas toujours pu résoudre ces délits, pour certains aussi étranges et sans revendication, que d'autres ont été d'une violence inouïe dans leur utilisation.

Six petites histoires tirées des rapports de nos valeureux gendarmes, à cheval sur le XIXème et le XXème siècle, et d'une recherche familiale pour certains protagonistes :

Le 23 juillet 1897, les gendarmes Léon ROYER et Ernest JOYEUX, de retour de leur patrouille de nuit sur la commune de Saint-Paul-la-Coste, à quelques kilomètres d'Alès, dans le Gard, sont surpris par une détonation venant de dessous leurs chevaux, alors qu'ils sont sur la route nationale 107 bis, à hauteur de la Blaquière, sur la commune de Cendras.

illus 022Quelques contre-vérités - épisode 2

6- Nos ancêtres se mariaient très jeunes
De toute exagération, retenons-nous dans ce domaine. Si nous pouvons effectivement rencontrer quelques mariages dans lesquels les mariés sont fort jeunes, ce n’est pas une généralité à appliquer à tous. Notre société actuelle décale le mariage, ou l’union, et donc les naissances, dans le temps, faisant apparaître nos aïeux, évidemment, comme moins âgés lors de leur union. Au Moyen-Âge, même si l’on pouvait faire des promesses, des fiançailles, on ne peut se marier qu’à partir de 12 ans pour les filles et 14 ans pour les garçons, la Révolution portera cette limite à 13 ans pour les filles et 15 ans pour les garçons, de nos jours le chiffre est porté à 18 ans pour les deux sexes ; mais ces limites ne sont en aucun cas des obligations. Ces modifications révèlent bien sûr des mentalités, des habitudes, des besoins évolutifs dans la période ; le mariage n’est plus synonyme d’émancipation, d’installation sur une terre, ou, dans une situation fixe, de durée de vie moins importante. Nombre de nos aïeux, au XIXe, passaient les obligations militaires avant de se marier.
Nos parents se mariaient donc plus jeunes que maintenant, mais en fonction d’une époque et d’us que nous avons décalés dans le futur ; pour retrouver des mariages d’enfants, comme nous les considérons aujourd’hui, il faudra remonter plus en arrière dans le temps. Par contre, on rencontrera beaucoup de remariages, voire très tard. Rester seul était une contrainte financière que peu arrivaient à supporter.

illus 012Pour celui qui s'intéresse un peu à la généalogie on sait que le faussaire, dans le domaine de la fabrication de fausses pièces historiques, y faisait recette dans des périodes où faire preuve de noblesse était synonyme d'ascension sociale, de meilleure situation. Que dire de nos jours de toutes ces généalogies publiées, aussi fausses que ce que peut l'être une Rolex vendue 10 euros sur un site internet ? Si la motivation est toujours l'ascension sociale et la reconnaissance d'une noblesse ou bien le "cousinage" avec une quelconque vedette de la nébuleuse médiatique qui nous est assenée chaque jour, le cercle de ces reconnaissances a quand même tendance à se resserer fortement autour des quelques amis facebook du susdit faussaire !
Mises à part ces quelques considérations, se rapportant plus à la psychanalyse qu'à une simple discussion ou assertion, je ne vois qu'une seule explication : l'erreur. Mais combien ces erreurs sont nombreuses et combien nos nouveaux systèmes de communication les colportent facilement et rapidement, en faisant des vérités qu'il sera extrêmement difficile de dénoncer. J'ai évoqué bien des fois ici même ces sites web, ces forums de discussion ou ces facebookeries, regroupant certes des bonnes volontés, mais colportant à tour de bras des inepties, des bondieuseries, comme disait ma pauvre grand-mère, propres à faire d'une généalogie un tissu de mensonges, d'erreurs de dates, de familles décomposées.

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