illus 027Les échanges sur la généalogie sont parfois des plus curieux, et si l'on excepte les poncifs déjà évoqués dans ces colonnes, il est bon de noter les fois où la différence se fait sentir ; ce fut le cas récemment :
"Tu fais de la généalogie parce qu'il n'y a plus de curé au village !"
C'est sûr, nos églises ne se remplissent plus comme avant et la peur d'aller en enfer est remplacée par celle de manquer "quelque chose" sur Facebook. Nos préoccupations sont vraiment différentes, notre vie aussi, et la pauvreté de nos échanges dans un monde où règne la communication tend à nous amener à une pensée si multiple et passive que la réflexion d'un chef d'état qui faisait allusion à ses compatriotes comme de jeunes bovins, me laissent aussi pantois que parfois coi tant on pourrait y voir certaine vérité contemporaine. Il faut prendre le train en marche ! Peut-être, ou bien rester au bord de la voie ferrée et regarder passer le convoi allant dérailler ...
Et le train généalogique file plus vite qu'un TGV ; je suis même convaincu que certains courent devant la locomotive ! La vitesse grise, emporte, transporte, et la raison reste sur le quai. Personne ne se plaint, et dans ce tourbillon de dates, d'événements, de parents, de mariages, d'actes et de problèmes inventés pour la "bonne cause", nombreux sont ceux qui abandonnent et se raccrochent finalement à tout autre chose que la généalogie.
C'est pour cela que j'entendais dire : "Tu fais de la généalogie parce qu'il n'y a plus de curé dans le village". Avec le recul, on peut évidemment remplacer le mot "généalogie" par tout autre correspondant à une communauté, de préférence ayant pignon sur Internet, et permettant l'expression au sens général, très général, du terme. Ainsi, en allant à confesse, on racontait ses petits tracas quotidiens, on demandait conseil, on s'auto-critiquait, on s'auto-évaluait, tout en plaçant, de temps en temps, une bonne pique à la voisine.

illus 008Il vient souvent dans les discussions au sujet de la généalogie le cas des origines de la famille connues depuis des temps immémoriaux et des contrées fort éloignées. Ainsi, à l'évocation d'un quelconque nom, une docte personne saura vous dire que cette famille faisait partie de l'entourage de Philippe II d'Espagne et, afin d'expliquer cette présence du nom en Belgique, affirme qu'elle ne l'a pas suivi lors de son départ des Pays-Bas. Ces assertions, toutes gratuites et se fondant sur quelques lectures glanées d'un côté ou de l'autre, nous ramènent tout droit à cette notion de racines, de reconnaissance de la famille tant souhaitée par nos contemporains et si souvent citée par nos ancêtres qui n'hésitaient pas, comme le fait le tonton Marcel en réunion de famille, à embellir le tout dans des élans historico chevaleresques digne de Froissart.
Cela me passionne, excite ma fibre curiosité et déclenche une forte éruption sus-cutanée, voire à fleur-de-peau, de découvertes forcément inédites. Mais, de prime abord, dans ce genre de manifestation de la beauté familiale et de la traversée des siècles par des ancêtres tous aussi valeureux que défenseurs de la veuve et de l'orphelin, il nous faudra vaincre la certitude ancrée, telle une arapède, dans la mémoire toute récente entretenue par la docte assemblée familiale.

illus 046Peu de nouvelles depuis le début de cette année 2018 ; il faut dire que des travaux importants et diverses préparations internet, dont la future mise en ligne du nouveau site soirat.com m'ont énormément accaparés. La plume du Généanaute n'est toutefois pas encore complètement usée, et je ne manquerai pas de vous proposer d'autres billets dans les jours qui suivent.
Soirat.com m'a un peu obligé à me replonger dans la programmation et la gestion des bases de données puisque je vais proposer en ligne des milliers de données récoltées pêle-mêle. Toutes ces données n'étaient évidemment pas structurées pour un passage sur le web ; pas plus que tout ce que je réalise à partir de mon logiciel de généalogie. Il a donc fallu inventer des process pour permettre de mettre cela en ligne. Le travail se fait, à un bon rythme, et devrait voir le jour dans le prochain printemps.
De la même manière, la poursuite de l'écriture des faits divers et généalogie pour l'année 1866 (après 1863, 1864 et 1865) avance à grands pas, il ne reste qu'un mois et demi à terminer. Sur le même tempo la récupération des données pour les poilus de ma commune, ainsi que leurs généalogies est quasiment finie et, en parallèle, je boucle l'ouvrage sur les filleuls de l'Empereur dans le Gard.
Le Généanaute a donc un peu levé le pied, mais les mises à jour ainsi que les compléments d'informations sur les archives ou les sites webs suggérés se font toujours à un bon rythme ; on attend encore quelques Archives Départementales en ligne et, je le répète, le Gard n'est pas le dernier ! La tendance de certains départements à proposer quelques pages vite numérisées et d'annoncer bien haut qu'ils sont en ligne me fait sourire, enfin pas tout le temps ...
Le prochain article du Généanaute devrait nous entraîner vers les bases de la recherche généalogique sur Internet et nous rapprocher de multiples possibilités, existant depuis des années pour certaines, de travail. Je vous invite donc à continuer à nous suivre et à profiter de futures nombreuses offres généalogiques.
illus 032Une question qui revient bien souvent, avec des attentes tout aussi nombreuses : "Quels sont les outils informatiques dont vous vous servez pour votre généalogie, et comment faites-vous ?".
Puisque cette demande est si forte, je vais vous révéler le plus grand de mes secrets de généanaute, comme on disait dans un temps où on faisait tenir une généalogie sur une disquette, à propos des virus : "Le meilleur outil de l'informaticien, qu'il soit généalogiste ou autre, se situe entre le dos de sa chaise et le clavier." Et je rajouterai bien que ce qui se trouve au dessus des épaules a un rôle prépondérant.
Internet, l'informatique les ordinateurs, les tablettes, les smartphones et autres logiciels de tous poils sont la même chose pour un généalogiste que la binette, le motoculteur, la bêche, le tracteur et l'arrosoir pour un jardinier. Si l'on ne sait pas s'en servir, que l'on ne sait pas à quoi ça sert et que l'on ne prend pas la peine de lire le mode d'emploi, on va s'exposer à de nombreuses déceptions.

Comme bien souvent lorsque je conseille quelqu'un à propos de généalogie, je lui demande ce qu'il souhaite faire et quel but il aimerait atteindre. A partir de là, nous sommes en mesure de conseiller les outils. Il paraît donc impossible de vous dire quels sont ces meilleurs outils. Celui qui vous conviendra à merveille pour arriver à votre but sera impraticable pour quelqu'un d'autre.

illus 007La marche à pied c'est simple, il suffit de mettre un pied devant l'autre ! Et ne citons pas les cas pour lesquels cela est trés difficile, dans la grande majorité, la marche à pied, c'est simple ; le "oui ... mais", nous en avons déjà parlé !
La généalogie doit passer par des phases d'apprentissage, reposant sur des bases structurées et pour lesquelles il ne doit pas y avoir de part d'improvisation. La mode du "je sais tout avec internet" est un miroir aux alouettes faisant du piégé un déçu de la première heure ou un piètre généalogiste amateur ayant empilé quelques noms et quelques dates dans un coin de cloud.
On peut lire, de tous bords, "la généalogie c'est simple, accessible, à la portée de tous" : allez sur Geneanet, Ancestry etc ... interrogez vos parents, fréquentez les forums, commandez des documents aux archives, consultez celles en ligne. Mais nulle part on voit le but de la mission. Alors oui, la généalogie c'est compliqué parce qu'on ne sait pas où aller, mais c'est simple aussi parce qu'on peut faire tout ce qu'on veut, comme cité plus haut, et créer un passe-temps aussi chronophage qu'inutile aux yeux des tiers de la famille.

gen coup press illus 0023Le dernier volume consacré aux coupures de presse de l'année 1865 étant terminé, je vous propose ci-après les noms et les lieux qui sont référencés.
Pour rappel, ces coupures de presse sont extraites, pour chaque jour de l'année 1865, des principaux journaux de l''époque, et sont suivies d'une rapide étude généalogique du ou des protagonistes cité dans l'article.
En majuscules, les noms de famille, avec la précision s'ils sont étudiés ou cités et en minuscules, les lieux.

Abainville
Abbeville
ABD-EL-KADER-BEL AOUFI
ABRANI (étudié)
ABRIOUX
Accolay
ADAM (étudié)
ADERER (étudié)
AGERON (étudié)
AGERON GAILLARD (étudié)
Aguilcourt
AGULHON
Ailhon
AILLET (étudié)

illus 006Je ne compte plus depuis longtemps déjà les messages ressemblant à cette récrimination, appel au noble combat de la protection des données. C'est cyclique, redondant, c'est le sujet dans lequel s'engouffre un maximum de trolls au profil généalogique aléatoire, tantôt collectionneur de montres Pikachu, tantôt amateur d'ancêtres perdus dans les couloirs peuplés d'octets de nos "compiouteurs". Mais, après tout, c'est un peu comme le reste, on a beau dire qu'il ne faut pas fumer, qu'il ne faut pas trop manger, qu'il ne faut pas trop boire, qu'il ne faut pas chanter après vingt-deux heures, qu'il ne faut pas rouler trop vite, qu'il ne faut pas ... nous n'écoutons pas ! Ainsi, depuis le temps que nous disons, ressassons, rabâchons que mettre des données sur Internet à la disposition de tout le monde c'est bien quand même pour que les autres en profitent, les recopient, en usent et en abusent, ceux qui le font et s'en offusquent méritent l'opprobre pour le moins, et beaucoup plus si affinités. Et ces malheureuses victimes, consentantes, de revenir encore une fois sur le fait que tout le travail de recherches, les longues heures passées à la bougie devant son ordinateur, les interminables transcriptions de notaires aussi frileux que grabataires à l'écriture instable, ne méritent pas d'être ainsi honteusement pillés ! Bien fait pour eux !

illus 047J'en ai déjà un peu parlé dans l'article précédent, c'est désormais chose faite : le site www.soirat.com, en sommeil de puis quelques temps déjà, peu mis à jour depuis quelques années, a subi un lifting complet et vous propose dorénavant, comme avant, de multiples données et de nombreux articles, écrits et autres ... avec pas mal de nouveautés.
Sont donc remis en place tout ce qui concerne les relevés généalogiques que j'ai effectués, auxquels j'ai dorénavant ajouté tout ce qui concerne des personnalités au travers de fichiers récupérés ainsi que quelques personnalités gardoises. Pour compléter le tout, j'ai également traité des multitudes de fichiers qui traînaient un peu parout sur mes disques durs, fichiers qui, pour la grande majorité, proviennent de personnes et d'endroits dont je ne me rappelle plus, certains se reconnaîtront peut-être. Sont présentes toutes les généalogies que j'ai pu traiter ces derniers temps, remises en ordre pour être interrogeables et compulsables en ligne. Je pense que vous pourrez trouver votre bonheur dans certaines de ces analyses.
Sachez toutefois que j'ai résolument pris le parti de ne pas afficher les filiations autrement qu'en signalant père/mère. J'axe et souhaite que le travail de recherche qui sera fait dans ces données le sera par des gens compétents et non des chasseurs de têtes d'ancêtres ; je resterai toujours à disposition, par courriel et dans le nouveau forum du site pour ceux qui veulent en savoir un peu plus.
Nouveauté du site, les faits divers du XIXe siècle, pour lesquels je travaille les généalogies. Vous pourrez interroger les bases de 1863, 1864, 1865 ; 1866 que je viens à peine de terminer devrait les rejoindre dans les mois qui suivent. Les faits divers de 1863 sont distribués pour chacun des jours de l'année, en correspondance avec l'année et le jour en cours, et ce pour une période d'un mois. Vous pourrez donc consulter les articles ainsi que la petite partie généalogique que j'effectue pour chacun.

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