Alain Soirat généalogiste    
illus 035Le nez plongé dans l'acte, l'esprit vif et alerte, prompt à détecter les difficultés de la lecture, notre ami l'actif releveur d'actes concentre toute son attention à décrypter la fine écriture de l'officier d'état-civil qui s'évertuait alors à tenter d'écrire correctement les noms propres qu'on lui énonçait. Et parfois, ce laborieux stakhanoviste des temps modernes de la généalogie doit se résoudre à utiliser le point d'interrogation parce que le nom d'une personne ou d'un lieu ne sont pas déchiffrables.
Cela donne "St Etienne sur V…?" sur le relevé  dans un site dédié à cela et pour un acte que je suis en train de lire. Il est vrai qu'on lit bien Ste (oui avec le e !) Etienne, et que le reste est difficilement déchiffrable (quoique ...). Mais la suite de la lecture nous informe que le dit lieu se trouve dans le Puy-de-Dôme, comme le lieu de naissance de l'impétrant, Chaméane. Il est vrai que si nous enlevons l'ordinateur et Internet, la recherche pour retrouver le lieu s'avèrera difficile et longue, mais nous sommes nombreux dorénavant à nous servir de ces beaux outils.

illus 034J'avoue bien humblement admirer tous ces mathématiciens, calculateurs, statisticiens qui jonglent avec les nombres, les formules, les équations et autres abaques depuis la nuit des temps à nos jours. Admiration parce que mes réticences, et donc mes incompétences, dans ces domaines sont aussi nombreuses que ces fameuses puces sur la tête de ces non moins fameux chiens !
Et pourtant ... généalogistes, que ne vous êtes vous pas trouvés en présence de calculs, statistiques, équations à résoudre ! Rassurons-nous toutefois, cela n'est pas d'un niveau aussi élevé que celui des passionnés cités plus haut ; je ne serai pas généalogiste, cela va de soi. Quant aux débutants, ne fuyez pas, le baccalauréat S n'est pas nécessaire.

Mais, vous devrez toutefois, par exemple, très souvent soustraire :
Problème : Lors du mariage de Charles DUPONT, en 1837, son père avait 52 ans. En quelle année son père est-il né ? Vous avez dix secondes ...

illus 033Il y a le puriste, l'amateur, le spécialiste, le curieux ... Faire en sorte qu'un lien, une compréhension, au minimum un espace de discussion existent n'est pas chose facile quand une des parties se cantonne dans des poncifs dont il n'a même pas conscience.
Le généalogiste n'échappe pas à la règle, et dans chacun de ces domaines l'individu se distingue par une part plus ou moins importante de communication, d'information ; part qui est d'ailleurs variable selon l'individu et le domaine, ce dernier influençant tout de même fortement cette volonté de partage.
Mais lorsqu'un puriste refuse de communiquer avec un amateur parce qu'il considère que ses paroles ne seront pas assimilées, nous sommes en mesure de le comprendre, ainsi que l'amateur ne cherchant pas à communiquer avec le puriste qu'il considère trop "pointu". L'idéal, bien sûr, comme nous l'avons évoqué dès le début de ce propos, est de trouver un terrain d'entente ; on pourra alors parler de communication, d'information, de formation, d'enseignement. Mais comment être sûr des échanges ? Comment pouvoir dire que le message transmis est correct ?
La reconnaissance par ses pairs est ce niveau à obtenir, que ce soit par l'intermédiaire de diplômes, d'attestations, de qualifications. Et lorsque les amateurs font la même chose, entr'eux, on en arrive à obtenir des gabegies à faire frémir les spécialistes qui en prennent connaissance.

illus 032Une question qui revient bien souvent, avec des attentes tout aussi nombreuses : "Quels sont les outils informatiques dont vous vous servez pour votre généalogie, et comment faites-vous ?".
Puisque cette demande est si forte, je vais vous révéler le plus grand de mes secrets de généanaute, comme on disait dans un temps où on faisait tenir une généalogie sur une disquette, à propos des virus : "Le meilleur outil de l'informaticien, qu'il soit généalogiste ou autre, se situe entre le dos de sa chaise et le clavier." Et je rajouterai bien que ce qui se trouve au dessus des épaules a un rôle prépondérant.
Internet, l'informatique les ordinateurs, les tablettes, les smartphones et autres logiciels de tous poils sont la même chose pour un généalogiste que la binette, le motoculteur, la bêche, le tracteur et l'arrosoir pour un jardinier. Si l'on ne sait pas s'en servir, que l'on ne sait pas à quoi ça sert et que l'on ne prend pas la peine de lire le mode d'emploi, on va s'exposer à de nombreuses déceptions.

Comme bien souvent lorsque je conseille quelqu'un à propos de généalogie, je lui demande ce qu'il souhaite faire et quel but il aimerait atteindre. A partir de là, nous sommes en mesure de conseiller les outils. Il paraît donc impossible de vous dire quels sont ces meilleurs outils. Celui qui vous conviendra à merveille pour arriver à votre but sera impraticable pour quelqu'un d'autre.

illus 031Lorsque vous rédigez une généalogie, parce-que vous rédigez n'est-ce-pas ... quel est le temps que vous favorisez, ou bien quels sont les temps que vous utilisez.
Préférez vous utiliser le passé, simple, composé, l'imparfait ou bien le présent ? Vous servez-vous du futur ?
Bien sûr, si vous livrez vos généalogies par l'intermédiaire d'un logiciel dédié, la question ne va pas forcément se poser, quoique ... certains de ces outils à tout faire proposent de modifier les termes basiques de rédaction ; un long travail mais qui vaut peut-être le coup !

Henri MARTIN naquit le 12 janvier 1875 à Paris, il était fils de Jacques, un employé de bureau et de Marcelle LEGRAND, une fleuriste. Henri s'était marié le 13 octobre 1897, à Paris, avec Juliette GERMAIN. Il était receveur des Postes. Henri MARTIN mourut le 22 avril 1948 à Honfleur.
Henri MARTIN voit le jour le 12 janvier 1875 à Paris, il est le fils de Jacques, un employé de bureau et de Marcelle LEGRAND, une fleuriste. Henri se marie le 13 octobre 1897, à Paris, avec Juliette GERMAIN. Il est receveur des Postes. Henri MARTIN est mort le 22 avril 1948 à Honfleur.
Henri MARTIN est né le 12 janvier 1875 à Paris, il est le fils de Jacques, un employé de bureau et de Marcelle LEGRAND, une fleuriste. Henri se marie le 13 octobre 1897, à Paris, avec Juliette GERMAIN. Il sera receveur des Postes. Henri MARTIN mourra le 22 avril 1948 à Honfleur.

illus 030Le généalogiste, le généanaute, bien que sa tâche soit simplifiée par l'utilisation des différentes techniques liées à l'informatique, est confronté à l'utilisation de nouveaux outils pour lesquels il doit passer par une phase de formation non dénuée d'un fort investissement personnel. Nous ne nous lamenterons pas dans ce propos sur le fait que ces techniques sont, soit-disant, "intuitives" ...
Parmi ces techniques je voudrais faire une petite approche de l'organisation, de la manipulation et de la consultation des fichiers.
Un fichier est une entité informatique comportant des données. Ces données sont de plusieurs sortes, définissant l'utilisation desdits fichiers. Basiquement, on trouve des fichiers exécutant des tâches et d'autres comportant des informations exploitables par la première catégorie. Pour un généalogiste ce peut être son logiciel de généalogie et le fichier comprenant les données relatives aux personnes étudiées. Bien que les systèmes d'exploitation, c'est à dire ce qui permet de manipuler ces fichiers, ne le laisse guère plus apparaître maintenant, le nom d'un fichier se caractérise par deux informations, un peu comme dans l'identité d'une personne : son nom de famille et son prénom ! Le nom de famille correspond à ce que l'on nomme l'extension, elle suit la dénomination du fichier, séparée par un point. Un fichier est donc nommé "nom_de_mon_fichier.nom_de_famille". L'extension permet de savoir ce à quoi l'on a affaire. Par exemple .exe, .com sont des exécutables, des programmes. Par contre .doc, .jpg, .ged etc. révèlent un fichier contenant des informations, doc pour du traitement de texte Word, jpg pour une image compressée, ged pour les fichiers de généalogie.

illus 029Les premières notions de généalogie que l'on vous donne n'omettent jamais de traiter de la numérotation des personnes. Reconnaître, identifier, classifier et répertorier les individus grâce à des ensembles de nombres est une manie humaine qui n'a d'équivalent que dans l'identification par des ensembles de caractères définissant des noms, des prénoms, des surnoms, des prête-noms et des alias en tout genre. Cette manie généalogique a des répercussions assez inattendues puisque l'on nomme un ancêtre dans une lignée directe un "sosa" ; de cette fameuse numérotation dite "Sosa-Stradonitz", ne portant d'ailleurs même pas le nom d'une mais de deux personnes ! On apprendra ainsi au futur généalogiste qui vous regardera, du début de votre intervention à la fin, avec des yeux écarquillés et la bouche pendante, que les hommes ont des numéros pairs, les femmes des numéros impairs et que les uns sont les multiples des autres et que les autres sont les multiples des uns moins un ! Ainsi on débutera avec le n°1, qui pour une fois ne sera pas forcément une femme (vous suivez ?), et l'on continuera avec son père, le 2, puis sa mère, la 3 (là c'est bien impair et c'est une femme !), et ainsi de suite. Ce qui vous permettra de connaître vos ancêtres en se référant au n° 1.391.114.240, ce qui, vous l'avouerez, est nettement plus commode et parlant que de dire "Eudes de BLOIS", vous rajouterez en plus qu'il est l'époux du n° 1.391.114.241, ce qui est d'une facilité reconnue par rapport à "Ermengarde d'AUVERGNE".
Je ne suis pas un numéro ! Nos logiciels, nos ordinateurs ont cette capacité, même s'ils ne traitent que des chiffres, de pouvoir nous proposer des représentations de généalogies comportant des noms, des prénoms, des surnoms, signalant par divers symboles une lignée directe, des personnes sans descendance ou sans conjoint, tout un ensemble de visualisations ne nécessitant pas la présence d'un numéro quelconque.

illus 028Les dates, c'est un des nombreux problèmes soulevés par la généalogie et le besoin de connaître celle de naissance, de mariage, de décès et des nombreux événements jalonnant la vie d'un individu. Si l'on peut admettre que notre siècle, et le précédent, ont vu une stabilité dans le calcul de ces dernières, tant du point de vue du calendrier que de celui du calcul et des facilités de ce dernier, il n'en a pas toujours été à toutes les époques de la même manière.
Du calendrier Julien au calendrier Grégorien, pour notre civilisation, en passant par les tentatives révolutionnaires et les nostalgiques napoléoniens, les dates ne manquent pas de différences.
Cependant tous ces calculs font références à des points précis et peuvent, relativement facilement, être transformés en jour, mois et année parfaitement compréhensibles par le commun de nos mortels contemporains. Ce sont ces dates que nous, généalogistes, répercutons dans nos recherches.
Il en va toutefois fort différemment de nos braves officiers d'état-civil, curés, prêtres et autres officiants à l'occasion de ces moments de la vie que sont les baptêmes, les mariages, les sépultures, voire même dans des années un peu plus proches de nous, pour des naissances, des mariages, des enterrements. Ainsi lorsque l'officiant annonce un âge, une année, prenons garde !
J'ai pour habitude de me méfier de tout âge arrondi à la dizaine : "Jean MARTIN, âgé de 50 ans, décédé le 10 avril 1782". A priori, ce brave homme est né en 1732 ... méfiance, son année de naissance peut varier allègrement de 1720 à 1750 quand ce n'est pas dû à une erreur de calcul beaucoup plus grave, comme dans l'illustration de cet article !

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