Alain Soirat généalogiste    
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La liste des sources disponibles serait une litanie qui aurait de quoi rebuter le généalogiste amateur le plus patient. Il faut en effet que ce soit la difficulté à trouver un ancêtre qui provoque la recherche de nouvelles sources et non la consultation aléatoire de centaines de sources possibles dans l’espoir d’y trouver quelque chose, bien qu’il me soit arrivé plusieurs fois de retrouver la trace d’un aïeul en cherchant autre chose, dans un autre domaine  ...
On ne peut pas penser à tout, mais il est bon toutefois d’essayer d’avoir un choix, exhaustif certes, souvent constitutif d’une possible requête. Brossons donc un rapide portrait de ces quelques sources d’intérêt primordial.

A tout seigneur, tout honneur, les premières sources consultables sont ... les vôtres et celles accumulées par la famille ! Ce qui est sous les yeux n’est pas toujours  visible ! Pensez à bien tout relire lorsque vous butez sur une ascendance proche (avez-vous noté les parrains et marraines ? Le lieu de résidence du témoin ?).

Sources à privilégier bien sûr, l’État-Civil et les registres paroissiaux : naissance, mariages, décès. Tous documents que l’on trouvera facilement dans les archives départementales, leurs sites internet, les mairies, des sites internet comme Familysearch.org pour l’étranger ou archives nationales, comme celles de la Belgique. Les recherches s’effectuant par communes et tables décennales quand elles existent, par communes et fourchettes d’années quand seuls sont disponibles les registres.

A ne jamais négliger, disponibles de la même manière dans les AD ou sur leurs sites, de plus en plus souvent, les recensements. La consultation en est longue car sans table, classés par rues ou quartiers et souvent différemment d’une année sur l’autre ... L’aboutissement est toutefois très rentable puisqu’on découvre la constitution d’une famille avec des âges, des professions, des liens de parentés et, parfois, cerise sur le gâteau, dans la  maison voisine, la belle-famille !

J’ai également une prédilection pour les tables des décès, successions et absences par canton/commune puis dans l’ordre alphabétique des patronymes. Elles peuvent aider à retrouver un aïeul décédé dans la ville ou le village voisin, qu’il habitait depuis quelques temps ; parfois mention plus complètes des ayants droit.

Sources très intéressantes également les tables et les registres matricules militaires, à consulter aux AD, de temps en temps sur leurs sites internet. Cherchez d’abord dans les tables de la ville de rattachement la plus proche à l’année de naissance de la personne plus 20. Les registres apporteront alors une grande quantité d’informations d’état-civil mais aussi physique (taille, poids, cheveux ...), adresses successives, parcours militaire ...

Une étape à franchir sera de s’intéresser aux archives notariales, elles permettent de consulter des documents plus anciens que les paroissiaux, d’obtenir des informations plus complètes : contrats de mariage, testaments, inventaires après décès, achats et ventes de biens et de terres etc ... A compulser dans les archives départementales (parfois chez un notaire) qui fournissent des guides et des répertoires des différents notaires.

Pour les trés anciennes généalogies je recommande les bibliothèques et les nombreux ouvrages de références aux grandes maisons de la noblesse. La BNF, Gallica sur internet apporte, tout comme Google book, leurs lots de livres, de cartes, de mansucrits, de revues susceptibles de fournir l’information la plus complète sur une famille ainsi que de nombreuses pistes concernant un personnage.

Ces principales sources constituent la base de nos recherches. Il faudra, lorsque celles-ci ne suffisent plus, s’orienter vers tout ce qui peut nous guider en fonction de la profession, du lieu de résidence, d’une activité sociale ou politique, de décoration, d’exploit personnel ou de rédaction de thèse, vers des sources correspondantes. C’est à ce moment que l’enquête devient fascinante et prenante en nous mettant au défi de retrouver l’indice qui nous permettra de clore l’énigme.
On trouvera alors toutes sortes d’informations, bien souvent aux Archives Départementales, nomenclaturées et consignées la plupart du temps dans des guides de recherche autour du monde du travail, de la presse, des listes électorales, des revues spécialisées, de la justice et des infractions ainsi que des dépôts privés liés à une famille, un lieu ou une activité.

Communicabilité des documents


Le Code du patrimoine pose en principe la libre communicabilité des archives publiques (art. L.213-1). Par dérogation à cet article, un certain nombre de documents ne sont communicables de plein droit qu’à l’expiration de délais prévus par l’article L. 213-2. Ces délais sont les suivants :
25 ans à compter de la date du document, ou du document le plus récent du dossier, pour lesdocuments dont la communication porte atteinte :
- au secret des délibérations du gouvernement et des autorités responsables relevant du pouvoir exécutif
- à la conduite des relations extérieures
- à la monnaie et au crédit public
- au secret en matière industrielle et commerciale
- à la recherche des infractions fiscales et douanières
- au secret en matière de statistiques (sauf lorsque celles-ci comportent des données ayant trait à la vie privée : c’est alors le délai de 75 ans qui s’applique)
25 ans à compter de la date du décès des intéressés pour :
- les documents dont la communication porte atteinte au secret médical (ou 120 ans si la date du décès n’est pas connue)
- les documents relatifs aux affaires portées devant les juridictions et à l’exécution des décisions justice (ou 75 ans si les date des décès ne sont pas connues)
50 ans à compter de la date du document, ou du document le plus récent du dossier, pour les documents dont la communication porte atteinte :
- au secret de la Défense nationale
- aux intérêts fondamentaux de l’État dans la conduite de sa politique extérieure
- à la sûreté de l’État
- à la sécurité publique
- à la sécurité des personnes
- à la vie privée des personnes
50 ans pour les documents qui portent une appréciation ou un jugement de valeur sur une personne physique, nommément désignée ou facilement identifiable, ou qui font apparaître le comportement d’une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice.
50 ans pour les documents relatifs à la construction, à l’équipement et au fonctionnement des ouvrages, bâtiments ou parties de bâtiment utilisés pour la détention des personnes ou recevant habituellement des personnes détenues. Ce délai est calculé à partir de la désaffection de ces bâtiments.
75 ans à compter de la date du document ou du document le plus récent du dossier, (100 ans si ces documents se rapportent à des personnes mineures ou s’ils touchent l’intimité de la vie sexuelle des personnes) ou 25 ans à compter de la date du décès des intéressés pour :
- les documents dont la communication porte atteinte au secret en matière de statistiques lorsque sont en cause des données collectées au moyen de questionnaires ayant trait aux faits et comportements privés
- les documents relatifs aux enquêtes réalisées par les services de la police judiciaire
- les documents relatifs aux affaires portées devant les juridictions, sous réserve des dispositions particulières relatives aux jugements, et à l’exécution des décisions de justice
- les minutes et répertoires des officiers publics et ministériels
- les registres de naissance et de mariage de l’état civil, à compter de leur clôture 100 ans pour les documents couverts ou ayant été couverts par le secret de la Défense nationale dont la communication est de nature à porter atteinte à la sécurité de personnes nommément désignées ou facilement identifiables
Ne peuvent être consultées les archives publiques dont la communication est susceptible d’entraîner la diffusion d’informations permettant de concevoir, fabriquer, utiliser ou localiser des armes nucléaires, biologiques ou chimiques, ou toutes autres armes ayant des effets directs ou indirects de destruction d’un niveau analogue.
Une possibilité d’accès anticipé aux documents non librement communicables est ouverte par l’article L.213-3 du Code du patrimoine, qui permet d’autoriser la consultation de ces documents aux personnes qui en font la demande. Cette autorisation est accordée par l’administration des archives (le Service interministériel des Archives de France) après examen de la motivation du demandeur et accord de l’autorité dont émanent les documents.
(source Archives de France)

Sources d'intérêt primordial

• papiers personnels et de
famille
• état-civil
• registres paroissiaux
• recensements
• tables successions décès
• registres matricules militaires
• archives notariales
• grandes bibliothèques
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