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recycleUne réflexion revient souvent chez les généalogistes croisés (rencontrés, pas ceux partis) : faut-il recommencer la généalogie entreprise quelques années auparavant ?
Quelle idée me direz-vous ! Après des années de recherche, de liens patiemment reconstitués il faudrait tout abandonner, refaire tout ? On peut expliquer cela de plusieurs façons.
Une de mes favorites est la constatation de l'impossibilité d'achèvement d'une généalogie ascendante complète ; une fois la dixième génération terminée, il faudra passer à la onzième, et quand la onzième sera terminée, on passera à la douzième, le travail est sans fin, épuisant et peu valorisant. Au départ, nul but n'a été fixé, aucune démarche de base. C'est la plus classique des recherches généalogiques actuelles, tout ce qui passe est bon, tout ce que disent nos aïeux est pris pour argent comptant, toute personne portant un nom qui ressemble de prés ou de loin au mien est un cousin. Mais le but du jeu de cette collecte est bien de faire une généalogie pure et dure, c'est à dire déterminer des liens de parentés, point à la ligne.Or l'on s'aperçoit que le Généalogiste, celui avec la majuscule, et qui l'est peut-être devenu à force de rassembler des milliers de docs inutiles, se pose la question de l'Histoire familiale et de son regret d'avoir manqué des milliers d'informations la concernant.
On se dit alors qu'il faut compléter toutes les fiches, reprendre les informations. Et là, tout peut s'écrouler, dès les premières générations des erreurs apparaissent, de nouveaux parents poussent les anciens, modifient les arbres : il vaut mieux tout reprendre.
Tout reprendre c'est aussi l'occasion de mettre en pratique ces années d'expérience passées à compulser de nouveaux documents, les conférences et autres stages de formation suivis, les réunions d'informations dans l'association, les conseils prodigués dans les salons et colloques. C'est bien entendu l'apport de l'informatique, et plus particulièrement d'Internet, qui n'existait pas à l'époque où l'on a débuté.
Faire table rase, mais est-ce vraiment raisonnable, permet une sérénité que l'on n'avait pas aux débuts de ses travaux de recherche. Et c'est ici qu'il faut que les anciens conseillent les nouveaux : donnez-vous des buts, précisez ce que vous voulez entreprendre.
Par exemple, débutez en faisant une généalogie ascendante sur cinq générations, et pour chaque couple, trouvez tous les enfants, découvrez la carrière militaire des hommes, recherchez les lieux de vie et la transmission  des biens, lisez les journaux de l'époque à la recherche de l'Histoire locale. Et au bout de vos travaux, rédigez une histoire, ne vous contentez pas d'empiler des noms, racontez ce que vous avez lu dans les registres, les journaux, les actes notariés. C'est cela qui fera de vous l'historien familial et non pas le collectionneur de centaines, que dis-je, de dizaines de milliers de personnes.
On trouve peu de ces histoires sur Internet ; la difficulté de la recherche aidant, l'aventure ne tente que peu de personnes, et la généalogie moderne proposée sur le web tend à être la démonstration d'un grand nombre de personnes dans son fichier associée à des dates les plus lointaines possibles.
Ces histoires familiales ne se rencontrent qu'au gré de sites (ou de blogs !) personnels, les présentant sous des formes presqu'aussi diverses que ces derniers. On en conviendra encore une fois, je l'ai déjà dit, cela suppose d'effectuer des recherches. Et je le redis : mais n'est-ce pas là l'âme du généalogiste ? Quel plaisir de découvrir au gré d'un de ces sites, fort rares toutefois, la description de la vie d'un ancêtre. C'est un peu comme accéder à un document de partage de biens dans les archives notariés : un pan de vie de nos parents se révèle !
Vais-je recommencer mes généalogies ? Certes non ! Je l'avais déjà fait deux ou trois fois il y a de nombreuses années (Internet en était la cause ...). Et depuis fort longtemps les notes et évènements de mes fichiers Heredis pèsent dix fois plus lourd que les individus. Mais je comprends fort bien la démarche souhaitée par ces RAZistes (on ne va pas dire RAZ eurs quand même !) : un fort désir de remettre tout dans le bon sens et de pénétrer dans l'Histoire familiale, complément indispensable à une généalogie bien menée.
Répétons-le donc encore une fois aux débutants : ne tombez pas dans le piège de la "collectionnite aigüe" et veillez à vous fixer un cap, le maintenir et produire un résultat. Une fois cela fait, vous pourrez fixer un nouveau cap, la satisfaction du devoir accompli !
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