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dolme feesParmi les êtres fantastiques qui peuplent notre imaginaire, la fée, bienveillante ou maléfique, tient une place importante. C'est la marraine, c'est aussi la vilaine qui jette un sort brisant la belle harmonie présente.

Alfred de NORE, ne manque pas de relever un grand nombre de détails sur ces dernières dans son ouvrage sur les mythes, traditions et coutumes de notre France du XIXème.

En Languedoc, les fées se retirent dans le sein des forêts et au fond des cavernes ; mais on les voit souvent au bord des fontaines et des ruisseaux.
Près de Saint-Bertrand, il y a la fontaine des Fées (la hount de las hados), au bord de laquelle il apparait de belles femmes, vêtues de blanc, et qui se promènent à de certaines heures de la nuit, en chantant des romances douces et plaintives.

Dans les Pyrénées, Les montagnards sont persuadés qu'ils ont vu danser maintes fois, au clair de la lune, les fées qu'ils nomment hados ou las blanquettes. Tantôt c'est au bord d'une prairie qu'ils les ont aperçues, d'autres fois, c'est au sommet d'une tour. Ces fées font croître des fleurs sur leurs pas et elles excitent ou apaisent les tempêtes à leur gré. Elles viennent dans les maisons durant la nuit qui précède le jour de l'an, apportant dans leur main droite un enfant couronné de fleurs qui représente Je bonheur, et, dans la gauche, un autre enfant qui verse des larmes et qui signifie le malheur. Comme on s'attend à cette visite, on a soin de préparer, dans une chambre reculée, le repas qui doit leur être offert et que l'on dépose sur une table couverte d'une nappe bien blanche. Ce repas consiste en un pain, un couteau, un vase plein d'eau ou de vin, et une coupe. Une bougie allumée est placée au milieu de la table. Lorsqu'on a l'attention de préparer cet accueil, on ne peut manquer d'être comblé de biens, tandis qu'on s'exposerait à de grandes peines si on l'avait négligé : le feu consumerait la maison, les loups dévoreraient les troupeaux et la grêle détruirait les moissons. Le lendemain, c'est-à-dire le jour du nouvel an, le plus ancien de la maison prend le pain qui a été offert aux fées, le rompt après l'avoir trempé dans l'eau ou dans le vin que contenait le vase mis sur la table, et il le distribue à toute sa famille, ainsi qu'aux domestiques. On sesouhaite alors une bonne
année et l'on déjeune avec ce pain.

Les Basques croient au pouvoir de l'esprit des ténèbres, qu'ils nomment Debrua, et ils appellent leurs fées Labina.

En Saintonge, les paysans croient fermement à l'existence des fées, qu'ils appellent Fades, Bonnes et Filandières, parce qu'ils supposent qu'elles portent constamment un fuseau et une quenouille. Ils prétendent aussi qu'on les voit errer dans la nuit, au clair de la lune, sous la forme de vieilles femmes, et ordinairement au nombre de trois. Elles sont vêtues de robes blanches, assises près des fontaines solitaires et filent leurs quenouilles.
C'est principalement sur les bords de la Charente, près des grottes de la Roche-Courbon, de Saint-Savinien et des Arcivaux, qu'on les rencontre. Elles ont la faculté de prédire l'avenir et le pouvoir de jeter des sorts.

Dans toute l'Auvergne, on a la croyance que les fées habitent les monuments druidiques.

En Bretagne, les fées, que les Gaulois nommaient Fadoe ou Fatidicoe, habitent les monuments druidiques et dansent autour d'eux pendant la nuit. Ce sont de belles femmes, et si lumineuses, que ceux qui les ont vues les comparent à des lanternes. Leurs maris se nomment Courils, Poulpicans ou Poulpiquets. Ce sont de petits hommes noirs, laids, capricieux, et qui se plaisent à tourmenter les chrétiens qui ne sont pas en état de grâce. Les monuments de Carnac sont leur ville capitale.
ll y a des Femmes blanches que les Bretons voient s'introduire dans les écuries comme le follet ; mais qui portent des chandelles allumées, dont eUes laissent tomber des gouttes sur le crin des chevaux, ce qui leur donne la facilité de les mieux lisser.
La classe des fées qu'on nomme Femmes blanches est aussi fort. répandue dans tous les pays. Cette apparition est celle à laquelle on croit le plus en Allemagne. On y est persuadé surtout, que plusieurs fàmilles ont la leur qui ne manque jamais d'apparaître quand un de leurs membres doit mourir. Telles sont les maisons de Neuchaus, de Rosenberg et autres. Byron a cité la dame blanche de la famille Colalto. Dans la Frise, on appelle ces dames blanches Witte Vyven.
Les Guelhérès, Conhérès an noz ou Lavandières de nuit, sont de certaines fées qui, d'une voix gracieuse, invitent le voyageur à tordre le linge avec elles, et qui l'étranglent, ensuite, s'il a le malheur de tordre à contre-sens, comme on est dans l'usage de le faire. Il advient au contraire, avec quelques-unes, que si on les a aidées, le linge tordu se change en pierres précieuses, dont on peut emporter sa part ; et ce n'est qu'autant qu'on les a refusées que ces dames mettent à mort le malavisé.
Dans la Cornouaille, les fées se nomment Spriggians, et habitent les rochers, les arbres et les fontaines. Elles se plaisent à égarer les voyageurs, exercent une grande influence sur les variations atmosphériques, et savent où les trésors sont cachés. Ces fées ont beaucoup de rapport avec les Daoine-Shi des Highlanders, lesquelles habitent des éminences coniques, dont il faut faire le tour neuf fois, en partant par la gauche, avant de pénétrer dans leur demeure. Celles-ci connaissent aussi où les trésors sont enfouis ; elles prédisent l'avenir, et accueillent bien surtout les personnes vêtues en vert, parce qu'elles affectionnent cette couleur. Les Allemands ont également des fées de moeurs analogues, qu'ils appellent Elfs.
Les Bretons nomment Mary-mor-gands, les fées qui habitent les eaux, et, à Vannes, on appelle Groac'hs celles qui vivent dans les puits.
Lorsque les Bretons aperçoivent un tourbillon de poussière, ils se persuadent, comme le font aussi les Irlandais, que ce tourbillon renferme dans son sein un groupe de fées qui changent de demeure.
La veille des fêtes, les sorciers et les fées dansent sur les coteaux, et la trace de leurs pas est imprimée sur l'herbe foulée : c'est un cercle qui a toujours une entrée, et malheur à qui veut y pénétrer.

Pour les Normands, Les fées habitent les cavernes, et se plaisent à rendre service, pourvu que l'on se montre discret à leur égard. Elles aiment à promener sur le cou des chevaux et à danser dans les lieux écartés où l'on trouve, le matin, la trace du rond qu'elles ont formé. Les Dames blanches se montrent au bord des fontaines et au pied des rochers. La Bête Avette est une fée des fontaines qui aime beaucoup les enfants, et qui les noie pour les garder avec elle.

On désigne par le nom de Femmes de mousse, dans le département du Nord, des espèces de fées qui apparaissent quelquefois aux gens qui travaillent dans les forêts.
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