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super herosQu'est ce que c'est que ...
Certains jours, je me prête à écrire des pensées, en rafale, se suivant en mots formant parfois des phrases, des idées, des concepts :

Faut-il se poser la question "Y-a-t-il plusieurs sortes de généalogies ?".
Les différentes littératures et multiples habitudes vont nous conduire bien évidemment à un "Oui" à la limite du méprisant tant l'auteur de la question n'aurait guère étudié cet art, cette passion, que dis-je, cette religion que constitue pour l'éventuel interrogé, la Généalogie.
Certes nous avons les généalogies ascendantes et descendantes, cognatiques, agnatiques et tout ce qui concerne le droit successoral et nous aurons répondu à la question en ne vexant que quelques spécialistes qui verront plus dans les généalogies cognatiques une recherche par les femmes ou les gens ne portant pas le même nom ou rien du tout puisque n'existant pas dans un certain nombre de dictionnaires !

La sensationnelle évolution de cette science devenue hobby pour des millions de gens m'a poussé à cette réflexion :
"et s'il n'y avait que des généalogistes ?" (et plus de généalogie).

Car que trouvons nous finalement : un aréopage de sommités dans lequel nous reconnaissons tout ce qui fait le media quotidien : généalogistes de tous bords, journalistes, animateurs, spécialistes, professeurs, traitologues de tous poils faisant le bonheur de leur canal de communication respectif et pour lesquels nous prêtons une oreille plus ou moins attentive tant leurs divagations sont dépendantes du seuil de rentabilité de leur entreprise ou de celle qui les emploie.
Mais nous avons aussi, complémentaire et partie prenante des gourous ci-dessus, internet sans lequel nous n'arriverions pas à ma nouvelle interprétation.

Internet permet de connaître sa généalogie, son nom de famille, son village, le métier de ses ancêtres, les maladies locales, la météo de la naissance de l'arrière arrière grand mère, le nom du bateau sur lequel le cousin Henri est parti faire fortune aux États Unis, le prénom du père du curé qui a marié les arrières grands parents etc etc.
Notre généanaute va donc se retrouver confronté à deux problèmes (dont il n'aura d'ailleurs pas forcément connaissance) : son ignorance de ce qu'est "UNE" généalogie et la construire, et la multiplicité des sources qui vont rapidement le rebuter. Il en aboutira rapidement à "LA" source unique : celle donnée par le voisin, la belle-soeur ou la copine de gym d'entretien, en gros "LE" site où l'on trouve tout.

Premier généalogiste trouvé et nouvelle généalogie : la généalogie wwwebistique, fabriquée à grand renfort de sites de discussions et de longues listes mettant à disposition les trois quarts de l'Auvergne sous forme de fichier plus ou moins gedcomisé voire carrément dans les lignes de discussion, mais rédigée uniquement à partir de xxxxgeneaxxxx.com nettement meilleur que yyyygeneayyyy.com !
Cette catégorie se verra renforcée par les personnes arrivant à connecter un neurone par site supplémentaire qu'ils visitent, une réelle dépense d'énergie compensée par un long séjour sur le canapé du salon à regarder une série télévisée ou les enquêtes "in situ" nous prouvant que le monde est mal foutu quand même !

Autre généalogiste : le collectionneur, les plus présents à mon goût ! Pour eux annoncer moins de 15.000 personnes recensées équivaut à être déclaré chef cuisinier en ne sachant réaliser que le hamburger micro ondes. Bien entendu cette catégorie ne se préoccupe que peu des liens familiaux, de la véracité des sources, le nombre est la foi. Dans la même catégorie on rangera le collectionneur de luxe, celui qui détient la perle rare : l'acte de naissance de "la mère du chevalier Jacques de Beaumoy fils de Roland dont le testament de sa femme, trois jours avant sa mort, disait qu'elle n'avait pas d'enfants, et petit neveu du trés célèbre évêque de Sainte Mirandelotte aux Bois". Ce généalogiste est plus difficile à trouver ... et ses découvertes parfois cruciales pour débloquer des pans entiers de familles.

Continuons notre tournée et nous voici arrivés subrepticement dans les terres associatives pour la découverte, souvent au coin d'un local prêté par la mairie, de l'adhérent généalogique. Coincé entre la rentabilité de son association qui doit "produire" des relevés pour vivre, son peu de trouvailles sur Bretigny le Rablois parce qu'il est venu y habiter pour raisons professionnelles et les permanences de l'association uniquement le mardi de 14h30 à 16h30 (avant Slam). Il a pensé découvrir avec internet une nouvelle possibilité quand l'association a ouvert son site grâce à la bonne volonté d'un adhérent "qui s'y connaît". Bonheur et malheur, joie et tristesse. Les uns s'y tiennent, proposent des cours, des recherches, partagent leurs données, les autres mettent en ligne, comme un commerce qu'ils ne sont pas, leurs productions, les relevés effectués par les adhérents. Généalogiste à géométrie variable.

Découlant souvent des généalogistes précédents nous trouvons le travailleur acharné, l'infatigable saisisseur de milliers de données, répertoriant les mariages de toutes les communes du canton, relevant patiemment le nom des curés du département ou saisissant méthodiquement sur les monuments aux morts qu'il croise le nom de tous les soldats tombés dans les différents combats menés par la France. Ce généalogiste, qui parfois ne connait d'ailleurs même pas son arrière grand-mère, est le stakhanoviste de l'information familiale. Le traquer et le trouver peut relever d'une tâche aussi ardue que retrouver votre arrière grand oncle parti faire fortune ... Quelques pistes vous mèneront toutefois vers le site de l'association locale (comme celles sus-évoquées) ou du site internet regroupant par "types" : émigrés, curés, mort pour la France, maires  etc ...

Le technicien ou le mécano de la généalogie. Tout comme le précédent il y a longtemps qu'il a abandonné ses propres recherches : il met en oeuvre des outils pour les autres ou conseille sur l'utilisation des outils. C'est lui qui, depuis les forums, les listes de discussion vous dira comment faire, quelles règles respecter, quelles sont les méthodes à appliquer. Son avis est parfois tranchant et sec mais a le mérite de vous permettre de vous régler et de travailler avec les bons outils, correctement. Ajoutons à une des deux extrêmes (faites votre choix) le comparateur fou de logiciel (ma voiture est meilleure que la tienne ...), le traqueur d'irrégularité ("je vous dis que dans le format Tartanpion en 1975 il fallait {rt} avant le nom du grand-père et cela empêche la copie d'un grand nombre de fichiers depuis" (Gasp!), et le fameux "Troll" qui, de toutes les manières que vous emploierez pour discuter avec lui, vous prouvera que vous avez tort !

Le plus nombreux : celui qui note tout, saisit tout ce qu'on lui dit, écoute toutes les radios et émissions de télévision et considère que parce qu'il a "gogueule" et son "wordeuh" il est à même de prouver qu'Adam est un lointain beau-frère. Il possède bien entendu des milliers de données qui se recoupent par milliers et distribue à l'envi des milliers de données aussi fausses ou non vérifiées les unes que les autres. C'est lui qui, dans une conversation dînatoire pendant laquelle vous avez eu le malheur de donner votre nom vous prouvera qu'il est votre cousin !

Genre non négligeable et fréquentant inlassablement les couloirs du même site web depuis 10 ans : le généalogiste caritatif, celui qui a trouvé la lumière et l'apporte aux autres ... J'avoue le craindre un peu car je préfère guider quelqu'un vers la lumière plutôt que la lui servir et mon côté social me porterait à plus d'oecuménisme ! Bon, ils y sont, ils font leur boulot et satisfont quelques uns.

On voit donc que c'est surtout en fonction de l'apport fait sur le web que se travaille la généalogie qui, visant à réaliser les liens familiaux il y a quelques dizaines d'années, se transforme petit à petit en d'autres recherches, d'autres parties, tout en restant quand même une science familiale (enfin pour presque tous ... non ?).
L'inversion est faite, on trouve souvent cette dernière d'ailleurs à cause d'Internet : tous les outils et parfois beaucoup plus, sont là, mais il n'y a pas d'apprentissage, pas de cours, pas de notice d'utilisation. On commence donc par se servir des outils, essayer de s'en servir, trouver de l'aide, des guides puis on réalise une généalogie, méthode empirique d'apprentissage qui a le mérite de faire connaître le plantage, l'ennui et la déception à son utilisateur. S'est-on posé qeulques questions : "Qu'est ce que je veux faire ?", "Quel est mon budget ?", "Qui peux m'aider ?".

cognatique : généalogie par les mères
agnatique : généalogie par les pères
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