Alain Soirat généalogiste    
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nimes chatareneLe sieur Bompar, avocat à Nîmes, note dans son journal, pendant 20 ans, quelques uns des faits marquants des guerres de religion.
Cet extrait présente l'intérêt de nommer plusieurs personnes, coupables de trahison en voulant livrer la ville aux Papistes en 1574.
C'est Ménard qui rapporte ce journal au chapitre des preuves, dans son histoire de la ville de Nîmes :

Journal de Pierre Bompar, avocat du roi au présidial de Nismes.
Les images des temples abattus et brûlés à Nismes le 21 décembre 1561. L'évesque aussi chassé de Nismes le mesme jour.
La desfaite du camp des Provensals, estant de trois mille hommes armés, fut à S. Gilles, le 27 septembre 1563, y furent tués ou noyés deux mille cinq cents Provensals ou Italiens ; et des religionnaires, un tué et trois blessés.
Les seconds troubles pour le fait de la religion commencèrent à Nismes le 30 septembre 1567, entre une et deux heures après midi. L'évesque prisonnier envoyé par M. le seneschal en Provence ; le vicaire et le premier consul tués, avec beaucoup de prestres. La garnison du chasteau tint six ou sept semaines ; durant lesquelles furent tués du chasteau plusieurs de la ville, tant dans la ville qu'aux champs du dehors. M. de Suze, avec le capitaine Reboul et Mejannes d'Alais, vindrent de Beaucaire, avec trois cents chevaux et douze cents hommes de pied, pour vituailler le chasteau ; mais ils furent vaillamment repoussés par ceux de la ville. M. de Cipierre, accompagné de six mille provensals, vint au secours de la ville, sur le point que le chasteau devoit rendre ; ce qu'il fit deux jours après, par composition.
Le 9 septembre 1568 les troisièmes troubles arrivés en Languedoc.
La paix le premier août 1570.
Le massacre de Paris le 24 août 1572.
Le présidial discontinua ses séances depuis le mois de septembre 1572 à cause du massacre de Paris, jusques en juillet 1573.
Rolle des prisonniers qu'on devoit exécuter pour la trahison de la ville de Nismes, le 20 mai 1574. Joli, dit le capitaine du Cros, Pierre de Merez, dit le capitaine Grassian, Meraud Brun, sieur de Castanet, le fils dudit du Cros, le sergent Bousquet, maistre Estienne Aumuys, Fontfroide, Estienne Bertrand, dit de l'Homme, a esté pendu, Pierre Bertrand, son frère, Jacques la Clause, d'Alais, pendu, Layris, dit la Crois, d'Alais, Firmin Benoit, pendu, Loujon, Jean Bourse, Vidal Chauchoy, Jean Valeri, Marcelin Grisot, Sire Pelori, Galissar, Bertrand Gaudin, Toni, de Jean le Borni, Antoine, dit Chanteau, maistre Honorat Miolat, Pierre Bosc, le valet de done Borie, Gaspard Terrus, maistre Cleophas, Haut le pied, lou Rayaul Bertroul, Jean le Tripier, Jean radel, Jean Chantousel, et Jean Moynier, auteurs de la trahison, fugitifs, ont esté pendus en effigie, et leurs biens confisqués au roy. Tous les autres ont estés eslargis par ordre de la cour, excepté le capitaine Grassian et du Cros, lesquels ont esté eslargis par M. de S. Romain, sans ordre de justice.
Prisonniers pour autre trahison à Nismes, le mois de septembre 1575, Anthoine Vigier, le capitaine Allier, le capitaine Quinse et Baron. Lesdits Vigier et Baron condamnés à bannissement. Lesdits Allier et Quinse mis hors de procès, après avoir été gehennés.
La paix le 6 May 1576.
La guerre recommence au mois de ... 1580.
La paix le 27 juin 1581.

Note :
Gehenner : torturer, soumettre à des contraintes pénibles. Torture supplice de la question pour arracher des aveux. (CNTRL)
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