Alain Soirat généalogiste    
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mnt rodilhan 001Ernest Julien Léon MAURIN est un cultivateur, né le samedi 9 novembre 1889 à Laveyrune, en Ardèche. Il est le fils légitime de Jean Baptiste MAURIN, Meunier Cultivateur, âgé de 47 ans et de Marie Rosalie CHALBOS, Ménagère, âgée de 34 ans. A sa naissance, il a un frère Clément (né en 1882).

Ernest viendra chercher du travail dans le Gard, en 1909, il habite à Rodilhan
Il fait son service militaire en 1910, incorporé au 3ème régiment d'infanterie, n°119, 2ème classe. Il obtiendra son certificat de bonne conduite.
Il passera dans la réserve active, en 1912.

Mobilisé le 2 août,
à Malancourt, il est porté disparu par avis du Ministère de la Guerre du 29 décembre 1914. En captivité du 26 novembre 1914 au 20 octobre 1918.

Ernest J. L. MAURIN est décédé le dimanche 20 octobre 1918, à l'âge de 28 ans, à Quedlinburg - Lazaret.
Signalé décédé par la Croix-Rouge de Genève.
Avis officiel du Ministère de la Guerre du 23 février 1919.
Séputlure à Sarrebourg, nécropole nationale des Prisonniers de Guerre 1914-1918, tombe individuelle n°5510.

Note : Extrait du Tuyau, journal des prisonniers du camp de Quedlinburg, numéro 13 pages 5 et 6 ( 7 octobre 1915)
Notes sur l'hopital
Ce n'est pas à la suite d'une visite de délégation, que nous imprimons ce tuyau. Non, c'est plus simplement un petit bobo de trois semaines qui m'a permis d'étudier sur place le fonctionnement de l'hopital pour le communiquer à nos lecteurs encore non initiés. En premier lieu félicitons M le Médecin-chef pour le choix de ses infirmiers, camarades charmants, ne ménageant ni leur temps ni leur dévouement, quoi que la besogne soit souvent fort peu attrayante.
A votre arrivée, l'ami Schmidt faisant fonctions de secrétaire vous pose un interrogatoire d'état-civil avec une autorité qu'envierait certain juge de ma connaissance et tout ceci destiné à renseigner exactement les familles de ceux, hélas, beaucoup trop nombreux qui ne ressortent pas.
Donc Schmidt affecte selon les cas, les contagieux à la Baraque I, les malades internes et fiévreux à la II et les blessés à la III, baraques dont se compose l'hopital. Les visites ont lieu trois fois par jour, une le matin et une le soir par le Médecin auxiliaire, vers midi M. le Médecin-chef vient lui-même visiter ses malades. A chaque visite le Major examine, après le malade lui-même, son dossier consistant en un tableau accroché à la tête du lit, sur lequel sont notés au jour le jour les médicaments ordonnés. Ceux-ci sont distribués ensuite par l'infirmier. A cette occasion une mention à notre ami Relaut, habile infirmier autant que servant pédagogue, et qui applique ses pansements avec une incomparable maestria. En ce qui concerne la nourriture des malades du régime I, ils reçoivent en somme l'ordinaire du camp, préparé seulement avec plus de soin. Les malades du régime II ont droit à une soupe liquide à midi et le soir à l'ordinaire. Quant aux malades du régime III, leur diète les astreint à ne recevoir par jour que 3/4 de lait et un petit pain. Dans certains cas ils reçoivent une purée à midi. Chaque salle contient environ 50 lits dont un nombre assez sensible est inoccupé grâce à l'état sanitaire qui continue à se montrer satisfaisant. Notons pour mémoire qu'il existe à la suite du 8e Camp des baraques destinées à recevoir des malades en temps d'épidémies par trop sérieuses.
L'hopital dispose à l'instar de toutes les compagnies d'un lavoir et en outre de trois salles de bain.
Grâce à la générosité de certaines sociétés de secours françaises divers jeux de cartes, dominos, dames etc sont à la disposition des malades. Citons particulièrement les jeux de "croquet" qui sont très courus par les convalescents. M le Médecin-chef a en outre obtenu que le Groupe Musical du 1er Camp vienne distraire les malades une fois par semaine, ce qui leur procure une douce diversion. Ajoutez pour terminer, que l'hopital avec ses plates-bandes de verdure et de fleurs et son voisinage immédiat, exempt des sombres baraques qui forment notre horizon depuis un an peut remplacer avec un peu d'imagination une cure dans un Mont-Doré quelconque. Cependant nous souhaitons à nos camarades de ne pas y faire d'expérience personnelle et s'en tenir à ces renseignements.
H. Jacob.
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