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ad ligne 1Les Archives Départementales sont en ligne !
Derrière cette simple affirmation se cache bien des choses ... Quelles archives ?
La grande majorité d'entre nous fait des recherches dans les actes de l'état-civil, les naissances, les mariages, les décès ; le besoin est donc de pouvoir consulter les tables décennales et les trois actes. Tant mieux si l'ensemble est indexé, au moins en ce qui concerne les dates, pour les noms c'est un plus, cela facilite la recherche.
L'étape suivante conduira encore la majorité d'entre nous vers les registres paroissiaux, les baptêmes, les mariages et les sépultures de nos ancêtres.
Et tout ceci dans le but d'une recherche, classique parce que présentée comme telle, la plus éloignée dans le temps. N'entendons nous pas dire "Alors, tu es remonté jusqu'à quand", dès que nous faisons état de nos recherches généalogiques ?

La demande étant ainsi créée, proposée, l'offre a suivi et, il faut bien le reconnaître, elle est importante. Cette disponibilité est complétée, au gré et à l'humeur des AD par des documents tels que les recensements, l'iconographie départementale, des cartes du cadastre etc ...
Chance supplémentaire, nous entrons dans une période correspondant au centenaire de la guerre de 1914-1918 ; les tables et registres matricules, déjà en ligne pour certains, le deviennent rapidement pour une grande majorité de départements.
C'est alors une autre approche de la généalogie qui s'ouvre à un grand nombre, ce n'est plus uniquement une course au temps, cela devient aussi une course à la connaissance de nos aïeux, à leur parcours, à leur vie. L'engouement est grand pour ces registres, le besoin de retrouver des personnes ayant "fait" l'histoire, des ancêtres célèbres, tristement hélas parce qu'ils sont morts pour des causes qui échappaient au commun des mortels, est une constante de ce retour aux sources. Il nous faut savoir d'où nous venons, qui sont nos ancêtres, ce qu'ils faisaient. Nous manquons de repères, de valeurs auxquelles se raccrocher ; la généalogie nous en propose, nous allons donc en disposer. Ceci expliquera d'ailleurs l'engouement pour ce loisir.
Ceci étant, bon nombre d'archives départementales se sont ainsi débarrassée de ce lobbying faisant pression pour la mise en ligne. Maintenant, n'allez pas dire aux généalogistes qu'il peuvent consulter d'autres documents ... il faudrait les mettre en ligne !
Je crois qu'il serait bon que les AD aient une politique de diffusion de leurs documents. Politique qui pourrait être accompagnée de celle concernant la préservation des documents. Numériser des archives sert à protéger ces dernières et à se donner la possibilité de les diffuser. Au bout du discours, nous trouverons l'argent et cette sempiternelle réflexion d'élu cherchant à se décharger de la question : "Les budgets ne le permettent pas" ou bien "Ce n'est pas une urgence" etc ... Trés bien, prenons donc le temps de construire des budgets !
J'ai ainsi pu interroger récemment des candidats au nouvel conseil départemental, en présence du sénateur maire de Nîmes, sur la question. Bien que me connaissant personnellement, ces personnes ont apprécié mon intervention, en me promettant d'y porter toute leur attention une fois élus. Je leur souhaite, et veillerai à ce qu'ils le fassent ...
La difficulté n'est pas que financière, elle n'est pas non plus humaine puisque les ressources existent, elle ait, comme dans bien des cas, dans l'intention de faire, la volonté. Cette volonté, se trouve dans l'engouement pour la généalogie. Le bâtiment des AD ne doit plus être qu'un lieu de stockage d'archives, ce doit être un endroit où la mémoire individuelle, collective, familiale se développe, où les informations s'échangent, où le futur se prépare. Fini les archivistes poussiéreux (ils ne le sont pas pour le plus grand nombre d'ailleurs) envoyés dans cet endroit comme dans un placard administratif ! Celui qui est derrière la banque est un porteur de mémoire, il est aussi une de ces clefs nécessaires à la revitalisation des archives.
Preuve en est, les nouvelles archives sont des lieux accueillants, disposant de salles de conférences, d'expositions, de réunions. C'est à nous citoyens de nous les approprier, c'est à nous de réclamer leur mise en valeur. C'est aussi à nous, en collaboration avec les techniciens, de proposer, discuter, aider à la réalisation des futures archives en ligne et surtout lesquelles : notaires ? Contrôle des actes ? Matrices cadastrales ? Justice ? Compoix, impôts ? Journaux ? Hypothèques ? etc ...
L'avenir des archives en ligne, c'est à nous de le décider, mais pas derrière FB ou le site à la mode des pétitions en ligne, non, c'est sur le terrain, celui des budgets, celui des politiques : visez vos futurs conseillers départementaux, et même si vous n'avez aucun ancêtre dans le département où vous résidez, allez vers eux et réclamez cette concertation entre généalogistes et responsables départementaux.
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