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arenes nimes hj1Thomas PLATTER, le jeune, est un médecin suisse qui fit ses études à Montpellier, à la fin du XVIe siècle, bien que son père eut préféré le voir être à Bâle, où selon lui, l'enseignement était meilleur que celui des français recherchant avant tout l'intérêt pécuniaire.
Thomas PLATTER profita de son séjour dans le midi pour écrire un journal de son voyage à travers la région.
On y retrouve, on y découvre parfois, des lieux fort justement décrits, ainsi qu'une ambiance et des portraits rapides de personnages que l'on ne s'étonnera jamais de voir ainsi dépeints.
En extrait du journal de voyage, ci-après, la description des arènes de Nîmes, après que la difficile entrée dans la ville put se faire par une porte autre que celle prévue, parce que devant celle-ci se tenait un cerbère qui exigeait des voyageurs qu'ils lui donnent le nom des gens qu'ils venaient visiter, chose impossible à ce moment là.

[...] "Ils nous menèrent aussitôt à l'amphithéâtre, édifice. splendide, de forme ovale, construit sans mortier, mais avec un ciment particulier, dissimulé, dit-on entre les pierres: il se pourrait cependant que ces dernières, qui sont énormes, soient simplement posées les unes sur les autres.
Dans l'intédeur se trouve une cour également ovale, appelée Campus Martius, où se réunissaient les Romains pour l'élection des magistrats. Pour utiliser ce grand espace, on y a élevé plusieurs maisons, dans ces derniers temps ; ce qui est regrettable, car on devrait veiller à la conservation de ce monument, dans son genre le plus complet qui existe, et qu'ont également respecté les Goths et les Sarrasins. L'arène est entourée de dix-sept rangées de gradins en pierres de taille hautes de deux pieds et larges de même. Du plus élevé, qui a 403 et, selon d'autres, 470 pas de périmètre, on aperçoit la ville entière. Naguère encore on pouvait en faire complètement le tour dans cette partie supérieure ; mais, il y a deux mois, des pluies prolongées ont occasionné sur une longueur de 30 pieds, un éboulement qui écrasa une maison fort heureusement inhabitée. J'estime que, restauré, l'amphithéâtre pourrait encore aujourd'hui contenir vingt mille personnes.
A l'extérieur, on voit sculptés en relief Romulus et Rémus allaités par une louve, et deux lutteurs. A l'extrémité opposée, j'ai vu aussi une grande figure taillée dans la pierre, portant de longs cheveux et semblant réunir trois personnes en un seul corps. Sur le fronton sont sculptées deux têtes de taureau et un triple priape volant, monté par une femme qui le mène par la bride. Les pierres dontl'édifice est bâti mesurent en général dix pieds de long sur deux de large et d'épaisseur. Quelques-unes ont même une longueur de douze pieds et une épaisseur de six.
Cet amphithéâtre est tout près de la porte Saint-Antoine et contre le rempart. On l'aperçoit de bien loin quoiqu'il soit bâti sur un terrain plat comme toute la ville, qui est elle-même dans un bas-fond entre les sept collines qu'elle couvrait jadis. A côté se trouve l'auberge renommée des Arènes, et sur la partie du monument qui lui fait face, on voit un taureau sculpté, non loin du bas-relief de Romulus et Remus."
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