Alain Soirat généalogiste    
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languedoc 1A l'heure où nos politiques proposent la réforme territoriale autour des régions, des départements, des communautés de communes, agglomérations, un petit coup d'oeil en arrière nous fait souvenir d'une époque où les régions existaient déjà, prépondérantes parfois sur les communautés, seigneuries.
Ainsi la région actuelle Languedoc-Roussillon, rejoignant Midi-Pyrénées, se retrouverait dans une situation fort ressemblante à celle connue juste avant la Révolution, tout au moins dans une organisation politique.
Le catalogue des Gentilshommes de Languedoc, pour la généralité de Montpellier, présente ceux qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux états généraux de 1789, ainsi qu'une présentation du Languedoc :

La province de Languedoc embrassait dans son étendue les huit départements de la Haute-Loire, de l'Ardèche, du Gard, de la Lozère, de l'Hérault, de l'Aude, de la Haute-Garonne, du Tarn, et une partie de celui de Tarn-et-Garonne. Elle était divisée en deux généralités, celle de Montpellier et celle de Toulouse. Chacune de ces deux villes avait un bureau des finances ou des Trésoriers de France placé sous la juridiction de l'Intendant de la province, qui résidait à Montpellier.
Cette province, gouvernée pendant plusieurs siècles par des comtes souverains dont la filiation authentique est connue depuis 852, fut conquise en grande partie pendant la guerre des Albigeois par l'armée de Simon de Montfort (1214-1226), et réunie à la couronne après la mort de Jeanne, comtesse de Toulouse (1271), fille de Raymond VII, mariée avec Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis (l).
Le Languedoc était au premier rang des pays d'Etats (2). Son organisation administrative, admirée par Fénelon et recommandée par les économistes du dernier siècle, avait servi de modèle à l'organisation des assemblées provinciales tentée par Louis XVI : elle était placée sous le contrôle des Etats généraux de la province, dans lesquels les trois ordres étaient représentés, et votaient par tête depuis un temps immémorial. Le Tiers-Êtat avait dans cette assemblée un nombre de députés égal à celui des deux premiers ordres réunis. C'est ce qu'on a appelé depuis le doublement du Tiers. Il était représenté par les maires, consuls, viguiers ou Capitouls des villes et communautés. Les capitouls de Toulouse (quoique anoblis par leurs charges, s'ils n'étaient pas nobles,avant leur entrée en fonctions) siégeaient parmi le Tiers-Etat comme députés des villes.
La répartition de l'impôt voté par les Etats généraux se faisait dans les assemblées diocésaines et dans les Etats particuliers de Gévaudan, de Velay et de Vivarais ; mais le recouvrement ne pouvait avoir lieu que sur la remise des rôles faite au greffe de l'intendance par le secrétaire des Etats ou les syndics de la province. Les règles suivies pour cette perception ont été appliquées plus tard à notre administration financière. On ne les a pas améliorées, dit avec raison M. de Tocqueville, on n'a fait que les généraliser.
Toulouse était la capitale du Haut-Languedoc, et Montpellier du Bas-Languedoc, qui comprenait les trois pays de Gévaudan, de Velay et de Vivarais. Le parlement siégeait à Toulouse, la Cour des comptes, aides et finances à Montpellier. Les Etats, longtemps ambulatoires dans les villes diocésaines ou autres, se tenaient à Montpellier depuis la fin du dix-septième siècle.


(1) Les armes du Languedoc étaient : "De gueules à la croix d'or, vidée, cléchée et pommetée", appelée quelquefois la croix de Toulouse. C'étaient les armes des anciens comtes.
(2) Un pays d'Etats a conservé une assemblée constituée des trois ordres, clergé, noblesse, tiers-état.
Pour la sénéchaussée de Nîmes, aux états généraux de 1789 :
L'évêque d'Uzès, Henri-Benoît-Jules de Béthisy
L'évêque de Nîmes, Pierre-Marie-Madeleine Cortois de Balore
Benoît, curé du Saint-Esprit
Bonnet, curé de Villefort

Le amrquis de Fournès, colonel de Royal-Champagne cavalerie
Le comte de la Linière, maréchal de camp
Le baron de Marguerittes, maire de Nîmes
De Brueys, baron d'Aigaliers

Rabaut de Saint-Etienne
Voulland, avocat
Soustelle, avocat
Ricard, lieutenant principal au présidial de Nîmes
Chambon de la Tour, premier consul, maire d'Uzès
Quatrefages de la Roquette, bourgeois
Meynier de Salinelles, bourgeois
Valérian-Duclos, maire du Saint-Esprit
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