Alain Soirat généalogiste    
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chevalierUn de mes ancêtres à la 29e génération (!) se fit remarquer par un acte digne des plus beaux contes que l'on raconte aux enfants sur la chevalerie. Ainsi le rapporte le sieur Nadaud :
"Ebles, deuxième du nom, vicomte de Ventadour, fut surnommé le Chanteur, parce qu'il aima toute sa vie les chansons joyeuses, c'est à dire la poésie provençale, qui était alors si fort à la mode, que même le roi et les princes s'en mêlaient. Ce sera donc lui, vicomte de Ventadour, qui aimait beaucoup Bernard de Ventadour, fils d'un pauvre homme de ce lieu, poète provençal, et qui lui faisait grand honneur pour ses belles et riches inventions de poésie. Ce talent du vicomte pour les chansons agréables qu'il composait, lui donna un grand accés chez Guillaume, duc d'Aquitaine, fils de Gui. Il y avait entr'eux de l'émulation à qui se pourrait faire quelque niche. Ebolus arriva une fois à Poitiers et trouva le duc à table ; on lui prépara plusieurs mets, mais non pas d'abord. Le duc ayant dîné Ebolus dit : il ne convient point à un si grand comte de faire servir de nouveau un si petit vicomte. Quelques jours après, lorsqu'Ebolus s'en retournait dans son pays, le duc le suivit à l'improviste. Ebolus dînait lorsque le duc entra dans la salle de Ventadour, avec cent chevaliers. Ebolus, voyant qu'on voulait le surprendre, se philosophari, leur fit laver au plus tôt la main. Les vassaux qui demeuraient autour du château et qui faisaient entr'eux une fête, portèrent vite leur dîner, composé de poules, oies, et autre volaille. On apporta de tout en si grande abondance, qu'on eût dit que c'était la noce de quelque seigneur. Sur le soir, et à l'insu d'Ebolus, un paysan conduisit une charrette, tirée par deux boeufs, et dit d'une voix de crieur public : que les pages du comte de Poitiers s'avancent pour voir comme on pèse la cire chez le seigneur de Ventadour. Il monta sur sa charrette, et, avec une doloire de charpentier, il en brisa sur le champ tout le tour. Dès lors tomba une quantité prodigieuse de bougies de cire très pure, qu'il laissa comme n'en faisant aucun cas. Il remonta dans sa charrette et s'en retourna à reculons à son village de Maumont. Le comte, spectateur de cette scène, exalta partout la bonté et l'industrie d'Ebolus. Celui-ci tira le paysan de son état, lui donna et à ses enfants le mas de Maumont. Ils y reçurent depuis la ceinture de chevalerie, et du temps de Gaufredus, prieur de Vigeois en 1184 ; ils étaient neveux d'Archambaul, abbé de Solignac, et d'Alboenus, archidiacre de Limoges."
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