Alain Soirat généalogiste    
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plumes1Le travail d'un généalogiste passe évidemment par la collecte d'informations de tous ordres autour de la vie d'un ou de plusieurs individus. Ces données : état-civil, photographies, passeports, états militaires, extraits de biographies ou de dictionnaires et bien d'autres encore, peuvent se présenter sur des supports bien différents.
Le plus classique, ayant traversé déjà plusieurs siècles, est le papier, que l'on retrouve dans les archives départementales, communales, nationales ou au fond de nos greniers.
Le plus ancien serait peut-être la gravure sur pierre ou la peinture pariétale, mais là j'avoue que je n'ai pas d'ancêtres ayant produit ce genre de documents ...
Un moins connu serait les archives sonores, plus récent mais pas tellement exploité. La voix des ancêtres est fort rare si ce n'est pour ceux ayant une notoriété plus importante ou un métier en liasion avec ce type de diffusion.

De nos jours, le document électronique supplante tout. Fini les lettres reçues de tante Joséphine, les cartes postales des enfants en vacances à Royan, la liste des invités au mariage de Roland ou l'éphéméride de papa. Facebook sert à inviter tout le monde, les photos arrivent par courrier électronique, l'agenda est sur l'Iphone et les vidéos de la naissance de Baptistine, depuis sa première échographie jusqu'à la salle de travail sont sur YouTube.
Mais qu'en est-il de la pérennité de ces éléments ? Est ce que nos petits-enfants vont retrouver tout cela ? Est-ce que l'énorme travail généalogique de ce jour va perdurer ? Et sous quelle forme ?
J'avoue bien volontiers que je considère encore et toujours le papier comme un support fiable et transmissible aux générations futures.
Je possède des centaines de disquettes format floppy ou 3,5 pouces, vieilles d'à peine vingt ans, savez-vous où puis-je les insérer dans mon ordinateur ? Il nous faut, utilisateur de l'informatique, protéger nos données et les sauvegarder régulièrement, mais au delà, il faut veiller à changer de support tout aussi régulièrement : passer de la disquette 3,5 pouces à des bandes magnétiques, puis à des disques durs portables, des clés USB etc ... Même la mode des clouds ne répond pas forcément au problème : sommes nous sûrs de leur fiabilité et de la conservation des documents ? Certains sites détruisent sans crier gare des parties de leurs bases de données, à l'image d'Ancestry, et si vous n'avez pas préserver ce qui vous intéresse, tout disparait !
C'est vrai que le document électronique favorise le classement et la recherche, protège les originaux papiers lorsqu'ils ont été photographiés ou scannés. Une écriture électronique est bien plus lisible qu'un gribouillis de curé fatigué d'écrire des actes de baptême ou que la magnifique écriture romane d'un moinillon. Mais posons nous vraiment la question, demandons nous que faire des documents que nous voulons transmettre aux générations futures, seront-ils ceux qu'ils voudront visualiser ? Et comment allons nous leur diffuser ?
Et quelle horreur d'entendre dire d'un généalogiste qu'il a tout perdu parce que son ordinateur, son disque dur ou sa carte-mère ont explosé !
Je pense que je vais aller acheter un papier de grande qualité, essayer de trouver une encre à la durabilité reconnue, quelques plumes pour mon porte-plumes, et commencer à recopier les milliers de biographies de mes ancêtres !
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