Alain Soirat généalogiste    
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illus-14-18-1La déferlante du centenaire de 1914-1918 est en train de passer, tel un rouleau compresseur du souvenir, sur les âmes et Internet plus particulièrement.

En cette année, cent ans après le début du conflit, célébrer une guerre aussi terrible humainement que celle-là, me dérange beaucoup. Je n'ai qu'images de la stupidité de nos gouvernants et des responsables militaires de l'époque, envoyant au front des millions de braves gens afin de satisfaire à une tactique militaire obsolète. Je pense que mes états d'âmes seront bien différents le 11 novembre 2018 ...
Célébrer le souvenir de ces malheureux poilus, les morts, les blessés, et tous ceux qui sont rentrés chez eux, marqués dans leur âme à tout jamais par les horreurs qu'ils ont vévues, est, à mes yeux, une démarche bien plus intéressante.
La limite toutefois entre ces deux attitudes est infime, et la distinction difficile à obtenir. J'ai encore du mal à considérer des sites orientés "Centenaire", développant autre chose qu'une "mode" à laquelle ils obéissent machinalement, sans la réflexion préalable à la constitution d'un travail de mémoire réellement porteur pour les générations futures.

Cette fabrication de l'Histoire, mutualisée à travers les milliers d'initiatives facilitées par l'emploi d'Internet, permet la mise en ligne d'un plus grand nombre encore de documents concernant nos ancêtres ; c'est un bien, quelle que soit la démarche évoquée en introduction.

Ma généalogie personnelle, en ascendance directe, ne comporte que peu de ces valeureux soldats, les générations n'étant pas si éloignées. Aucun de ces ancêtres n'est décédé au combat, certains sont revenus blessés et la mémoire familiale s'est transmise au travers d'objets, comme une fameuse douille d'obus sculptée, que j'avais toujours conservée près de moi. Par contre un nombre un peu plus important a été inscrit sur les registres militaires, et pouvoir lire un registre matricule, en ligne, stocké dans des archives à l'autre bout de la France, apportant de nouvelles informations sur un aïeul de la classe 1878, est un immense plaisir.

Je me prends alors à rêver que nous célèbrerons, d'ici peu,  le 17eme centenaire de la création des études de notaires et que les Archives Départementales mettront en ligne tout ce qu'elles possèdent ; voire en 2015 et 2020, les huit cents ans des universités de médecine de Paris et de Montpellier qui impliqueront la mise en ligne des archives hospitalières (déjà un peu fait avec celles de l'AP-HP), puis la Justice, puis la Noblesse, puis ...

Mais je rêve ... et heureusement, il me reste la possibilité et le plaisir de me déplacer dans le centre d'archives, national ou départemental de mon choix.

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