Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn
gen coup press illus 0023Le deuxième volume des "Généalogies de coupures de presse" vient d'être terminé ce jour.
Reprenant, pour chaque jour de l'année 1864, une coupure de presse, un fait divers, dans son intégralité, le défi est de trouver une partie de la généalogie ascendante des personnes concernées par l'article. Ainsi 365 petites Histoires de nos villes et de nos campagnes, souvent passées inaperçues, oubliées, sont remises sur le devant de la scène. Pas toujours trés gaies, souvent représentatives d'un siècle entre modernisme et obscurantisme, ces instantanés sont la grande Histoire de nos humbles familles. Et si l'on découvre ainsi un assassin dans sa famille, ou un récipiendaire de la Légion d'honneur, cela ne pourra que renforcer l'idée de nombreux généalogistes que nous descendons tous d'un roi et d'un pendu ...
Chaque généalogie, pour chaque article, pour chaque jour, est accompagné des sources utilisées, qui sont, dans la plus grande majorité, en provenance d'internet.
Plus de 1000 communes, 2300 noms sont cités, références curieuses, indispensables, sources d'une Histoire familiale oubliée, parfois cachée, l'ouvrage est aussi une incitation à poursuivre sa propre enquête, à rechercher dans les journaux une trace de ses ancêtres.

Extrait de 1864 :

 

Le Siècle du 3 décembre

Tragique naufrage dans la tempête

- Un sinistre maritime bien déplorable est raconté ainsi par la Colonne, de Boulogne :

Hier, vers deux heures du matin, trois bateaux pêcheurs d’Étaples, poussés vers Boulogne par une tempête effroyable, ayant essayé en vain d’entrer dans le port, ont été jetés par la violence du vent, à côté de la jetée de l’Est, vis-à-vis de l’établissement des bains. Les deux plus petits bateaux ont pu échouer sur le sable sans perte d’hommes.

Le troisième, un peu plus fort (10 hommes d’équipage) s’est crevé au milieu des vagues ; trois de ses hommes, le patron COUSIN, son fils (jeune mousse) et son neveu, Antoine GAUDRON, ont été noyés ; un autre marin, Pierre GAUDRON, a pu gagner la plage à l’aide d’une planche ; il ne restait à bord que six hommes plus morts que vifs.

M. MASSET, gardien chef de la Société humaine, réveillé par les cris de détresse de ces malheureux, se leva à la hâte et fit sonner la cloche d’alarme.

On accourut de tous côtés. M. Victor BOURGEOIS arriva le premier avec ses hommes et ses chevaux pour conduire à la mer le bateau de sauvetage : le pilote TESTARD était aussi à son poste avec d’autres marins.

Atteler les chevaux, traîner le canot à la mer, fut l’affaire de quelques minutes.

Le pilote TESTARD, Victor BOURGEOIS et les marins montèrent à bord du bateau de sauvetage et se dirigèrent, avec des efforts inouïs, vers le bateau pêcheur, où gisaient, transis de froid, les six hommes dont les noms suivent : SUEUR, SAILLY, HECQUET, DAMARE et Louis COUSIN.

Le difficile était d’atteindre ces malheureux presque morts de froid et de fatigue, au milieu des flots qui se succédaient comme des montagnes et retombaient menaçant d’engloutir les sauveteurs eux-mêmes. A force de manœuvres et de courage, on parvint à descendre un à un ces six pêcheurs, et les sauveteurs virent leurs efforts couronnés de succès en ramenant sur la plage les six naufragés.

Ceux-ci, transportés aussitôt à la Société humaine, reçurent les secours que réclamait leur triste position. Le président de cette société, M. Robert SAUVAGE, donna des ordres pour que tous les soins imaginables leur fussent prodigués.

Hier, vers midi, les six hommes, parfaitement rétablis, allaient tristement visiter les débris de leur bateau, dont le nom est le Jeune-Cousin.

Le corps seul du patron COUSIN a été retrouvé hier au soir, à cinq heures, vis-à-vis de l’établissement, par le baigneur MANN. La mer n’a pas encore rejeté les deux autres.

L’enquête généalogique :

Charles Auguste COUSIN, marin, patron du bateau de pêche le Jeune-Cousin, âgé de 53 ans, domicilié et né à Étaples (Pas-de-Calais), fils de défunts Nicolas et Catherine BONVOISIN, époux d’Antoinette BONVOISIN, est décédé à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 26 novembre 1864

Nicolas COUSIN, marin, domicilié et né à Étaples, le 10 janvier 1786, fils de Jean François, décédé à Étaples, le 27 germinal de l’an 7, et de Marie Margueritte Scholastique DUHAMEL, s’est marié à Étaples, le 2 août 1810, avec Marie Louise Catherine Noël BONVOISIN, domiciliée et née à Étaples, le 2 octobre 1785, fille de Louis Antoine Oudart, marin, et de Marie Catherine BAILLET.

Charles Auguste COUSIN, marin à bord du bateau de pêche le Jeune-Cousin, naufragé le 26 novembre 1864, âgé de 14 ans, né à Étaples, fils de défunt Charles Auguste, et d’Antoinette BONVOISIN, est déclaré décédé à Boulogne-sur-Mer, le 8 décembre 1864.

Antoine GODRON, marin à bord du bateau de pêche le Jeune-Cousin, naufragé le 26 novembre 1864, âgé de 9 ans et demi, né à Étaples, fils de défunt Charles, et de Marguerite Antoinette COUSIN, ménagère, âgé de 45 ans, domiciliée à Étaples, est déclaré décédé à Boulogne-sur-Mer, le 17 décembre 1864.

Charles Antoine CODRON, marin, domicilié et né à Étaples, le 10 août 1820, s’est marié à Étaples, le 9 septembre 1844, avec Antoinette COUSIN, domiciliée et née à Étaples, le 26 mai 1819, fille de Nicolas, marin, et de Marie Louise Catherine Noël BONVOISIN, domiciliés à Étaples.

Charles Antoine CODRON, fils de Jacques Antoine Alexis, marin, âgé de 31 ans, et de Marie Jeanne Thérèse BURDY, est né à Étaples, le 10 août 1820.

Jacques Antoine Alexis CODRON, marin, domicilié et né à Étaples, le 8 avril 1789, fils de François, et de Marie Catherine Françoise LEMOINE, s’est marié à Étaples, le 5 juillet 1814, avec Marie Jeanne Thérèse BURDY, domiciliée et née à Étaples, le 17 novembre 1786, fille de Louis Pierre, et de Marie Jeanne Françoise WYART.

Support : BNF Gallica, AD du Pas-de-Calais, Geneanet

A suivre ...

Gallica GALLICA
Geneanet
GÉNÉANET
Google
GOOGLE
info passion logo-240px
info soirat-240px
info pasarea-240px
Aller au haut