Alain Soirat généalogiste    
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Le Palais de Justice de Nîmes
Notice historique et descriptive sur les édifices judiciaires nîmois de la Basilique romaine au Palais actuel.
Par Michel JOUVE - Nîmes, librairie ancienne DEBROAS-DUPLAN, rue des Arènes 1901

Si les descriptions et les ouvrages à propos de Nîmes donnent une image fidèle de la ville, il suffit parfois d'un seul livre, sur un seul endroit, pour traverser l'histoire de la cité, jusqu'à nos jours, et comprendre certains principes architecturaux inhérents à l'urbanisme de l'agglomération.
Ce Palais de Justice, cette ancienne prison, ces lieux que nous avons vu se transformer au cours de nos quelques années, sont décrits sur plusieurs siècles dans cet ouvrage. Avant leur dernière transformation au XXe siècle, c'est la Révolution qui déterminera la nouvelle organisation de ces lieux. Une grande tâche pour laquelle toutes les ambitions des architectes ne seront toutefois pas toutes mises en place, comme en témoigne le texte extrait ci-dessous :

Charles Durand, fils d'un greffier en chef du Présidial de Montpellier, professeur d'architecture à l'Académie de cette ville, ingénieur de la province du Languedoc, avait été nommé dans le Gard lors de l'organisation nouvelle du génie civil, en 1792. Appelé à Nîmes, son désir avait été, aussitôt, d'y fixer sa vie auprès des admirables monuments romains. Il ambitionnait la gloire de les restaurer, à leurs côtés, des édifices modernes qui ne fussent pas trop indignes d'eux. Il songeait à ramener aux aqueducs fameux l'abondance des eaux et à couronner d'un Capitole l'une des sept collines. Son supérieur hiérarchique, l'ingénieur en chef Grangent, était comme lui, jeloux de reprendre les grandes traditions architectoniques de l'ancienne colonie romaine. Ils travaillaient ensemble à un important ouvrage descriptif sur les antiquités du midi de la France.
Charles Durand conçoit un vaste plan de rénovation pour le quartier du Palais de Justice. Dans son imagination, hantée par le rêve des illustres édifices de jadis, le souvenir de la Basilique d'Adrien s'impose, s'associe aux arcades indestructibles des Arènes. Les grossières bâtisses de la sénéchaussée seront démolies. Tout l'îlot, de la rue Régale aux Arènes, sera consacré au Palais qui les remplacera, entouré de voies publiques, indépendant des prisons en même temps assainies. Vers l'Esplanade, au midi, du côté où va s'étendre la ville agrandie, on fera au nouveau monument une superbe entrée ; on dressera une colonnade, un portique, une silhouette évocatrice du prétoire romain. Le déblaiement des Arènes sera repris et achevé. L'ellipse colossale, tout entière, réapparaîtra dans la lumière et l'espace. Ce sera, à cet endroit de Nîmes, comme la vision du décor lapidaire que créa le siècle des Antonins : l'amphithéâtre rendu aux jeux populaires, et, de l'autre côté de la voie qui menait à la porte Anagia, la basilique moderne, le Palais de Justice rendu aux belles formes d'art..

A lire pour se faire et se refaire une idée du Nîmes d'antan et comprendre le Nîmes d'aujourd'hui qui emprunte toujours une part de romanité à ses bâtiments modernes. A voir aussi quelques gravures et photos d'époque donnant une idée des lieux.
Charles DURAND dans Wikipedia
A propos de GRANGENT : trois articles dans le geneanaute


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