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illus 050Le temps est gris, bas et presque lourd, cette espèce de chaleur hivernale qui vous glace les os quand on ne la connaît pas. Peu de gens sont dehors et se hâtent d'aller où bon leurs pas semblent les mener ; les miens savent, ils y vont.
Comme d'habitude, les places de rangement pour mon véhicule à quatre roues, automoteur, sont rares, voire inexistantes, mais je connais bien les lieux et fais une tentative dans les hauteurs de la ville, près de ma destination, je trouverai forcément à ranger mon moyen de locomotion inter-urbain. C'est fait d'ailleurs, le temps que j'écrive cela. Et me voilà dirigeant mes pas, voire dirigé par ces derniers, vers cet endroit aux multiples utilisations dans des temps pas si lointains ...
Je gravis une longue et fort raide pente qui conduit à une porte impressionnante par ses dimensions et le peu d'intérêt que le lieu porte à ma personne. J'y suis, je ne sais toujours pas trop où, ni vraiment comment, mais certainement pourquoi. Comme si j'étais dans un hôtel au style continental répandu un peu partout dans le monde, je cherche les panneaux indicateurs, les horaires du petit-déjeuner ou le plan m'informant de l'endroit où je trouverai l'accueil. J'y suis, nonchalemment, mais néanmoins sans vraiment m'y être intéressé. Réflexion faite entre la gentille personne derrière son étrange comptoir et mon humble personne, et je puis me propulser vers un deuxième étage, le long d'un escalier venteux aux odeurs persistantes de tabac viginien, vers une nouvelle aventure.
Après m'être trompé deux fois de salle, et avoir timidement poussé une ultime porte qui aurait pu être des étoiles, je glaviaute un machinal "Bonjour" qui a d'écho ce que les prix de nos supermarchés ont à la baisse ... Torves regards et curiosité passagère d'une quinzaine de paires d'yeux se braquant quelques secondes sur ma personne avant de retourner à leur inutile interrogation dans l'attente de ...
Je ne saurai dire à quel moment l'espace et le temps se sont percutés. Avant l'entrée des acteurs de nos futures semaines de travail ou quand fut exposé le contenu de nos séances de travail, à moins que ce ne fut à l'instant où j'ai réalisé que les entités dans la pièce étaient équivalentes, tant du point de vue carbone que de celui de leur capacité à avoir conscience ? En tous les cas, une déchirure dans mon espace-temps venait de se produire, et une partie du futur semblait se dévoiler à moi, à la façon d'un feuilleton du Petit Journal des années 1860.
Papier, remplissage, interrogation, question, coche la bonne case, réfléchis, change de stylo, regarde ce que ta voisine écrit, pense à ton avenir, n'oublie pas le passé, suis-je dans le timing, et puis je garder mon téléphone ...
"Vous venez déjeuner avec moi ?" Et tout s'enchaîne, se dilue dans un tourbillon entraînant un nouveau chemin, de nouvelles façons de voir l'avenir, des idées neuves et des interrogations à peine évoquées.
La passion devient raison et l'idée réalité, en quelque sorte une déflagration neuronale qui reste très près de la conscience mais s'éloigne de ces vieux souvenirs habités par des relents malodorants.
Première journée, premiers contacts donc. Analyse néant, pas le temps, parce qu'une sensation agréable de communication possible. Et donc report à une date ultérieure, pas vraiment définie, mais certainement plausible voire ... en tous les cas réalisation prochaine autour d'une nouvelle écriture.
(à suivre)
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