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illus 018Afin de prouver une filiation, le généalogiste se réfère à un ensemble d'actes qui lui donne un maximum d'informations sur sa parenté. Les actes les plus couramment interprétés sont ceux de l'état-civil ainsi que les registres paroissiaux, naissances, baptêmes, mariages, décès, sépultures. Afin de complèter ces informations, ou de les découvrir parce que cela n'est pas possible avec ceux cités plus avant, le généalogiste dispose aussi de nombreuses possibilités. Plus ces possibilités sont connues du généalogiste, plus ses chances d'obtenir des résultats sont importantes, le champ d'investigation s'agrandissant, les probabilités de résutats positifs se révèlent d'autant plus facilement.

On ne répètera ainsi jamais assez à tous les généalogistes de bien connaître les outils de recherche mis à disposition, en particulier dans les archives départementales. Internet obligeant, les outils informatiques ajoutent également leur part de possibilités. Le critère chance s'en trouvera grandement augmenté, on viendra même à ne plus en parler mais à réellement évoqué le travail accompli.
Mais il arrive, malgré l'ensemble des moyens connus mis en oeuvre, de ne pas trouver de documents prouvant la filiation de la personne recherchée. En possession seulement d'un acte de décès, sans autre mention que le conjoint de la personne et un âge arrondi il va être très difficile de retrouver la famille. Attention aux homonymies sur les naissances, aux prénoms transformés, aux noms détournés. Mais l'opiniâtreté et la volonté d'aboutir du généalogiste lui feront étudier les familles présentes, les mariages, les décès, les différentes possibilités, les pistes à suivre.
On en viendra ainsi à avoir une vision globale, un ensemble construit autour de nombreux personnages et dans lequel notre individu recherché "semble" s'inscrire totalement à telle ou telle place, à tel moment, "paraît" bien être le témoin de tel mariage et le parrain de tel baptême. Petit à petit se dessine ainsi le profil de celui que l'on cherche, et, même si l'on ne trouve pas de document officiel, on en vient à avoir une "intime conviction" et dire : "C'est lui !".
Bien entendu on ne manquera pas de signaler dans ses conclusions les différents arguments ayant permis cette conclusion et de spécifier qu'il s'agit d'une possibilité pouvant être balayée par une découverte plus récente réfutant le montage. Ayant été quelques fois confronté à ce genre de manipulation, je n'ai jamais toutefois, par la suite, été obligé de tout démonter et de conclure à une grosse erreur.

Cette intime conviction du généalogiste peut se déclencher parfois avant même d'enclencher des recherches plus approfondies, et surtout lorsque l'on connaît bien le "terrain". Il arrivera ainsi de se dire "Elle, c'est la fille d'un tel et d'une telle, il ne peut pas en être autrement !". La recherche devra alors confirmer la chose, mais lorsque l'on connaît bien ses protagonistes, l'erreur est faible.

Ne confondons toutefois pas l'intime conviction avec le "je pense que" ou bien "il est possible que", puisqu'avec un peu d'imagination on peut conclure à n'importe quelle possibilité. Cela n'a rien à voir avec une intime conviction, fruit de multiples approfondissements, d'enquêtes préalables. Cette intime conviction ne s'apprend pas, elle se cultive, se développe au fil des ans, des connaissances, des échanges. Pas plus innée que la connaissance de l'encyclopédie en dix volumes, elle saura guider le généalogiste expérimenté vers des pistes insoupçonnées.
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