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illus 017Il est indéniable qu'Internet, et en particulier le web, ont fait évoluer la machine pour la recherche de documents à une vitesse grand V, déployant une multitude d'accès qui n'était pas toujours à la portée du citoyen moyen, celui-là même pouvant également cumuler le statut de campagnard de province. Et donc de pouvoir accéder, compulser, consulter des milliers de livres, d'archives, de documents issus de tous horizons.
Toute notre sollicitude et nos remerciements devraient aller à ces administrations, ces organismes qui nous permettent d'y accéder ; ayant, pour la plupart, programmé de nouvelles lignes budgétaires afin de faire face à ces nouveaux défis numériques et à l'exigence, parfois d'une inconvenance monstrueuse, de ces chercheurs amateurs, goinfres du tout numérique.

Dans ce monde de l'internet où l'éphémère est tout aussi permanent que les traces que nous laissons un peu partout, il est de coutume de voir des sites "en panne", affichant fièrement la mention "Erreur HTTP 404" ou se vantant de leur dernière mise à jour : "juillet 2011". Si ces sites relèvent la plupart du temps de travaux personnels ou d'expériences ayant mal tournées, projets d'individus mal formés, sans connaissance du web, du suivi et de la mise à jour des pages, il ne devrait pas, à mon avis, en être de même des sites plus "officiels".
 
J'avais déjà évoqué dans plusieurs articles cette mise en place par le fils du directeur ou par un ami, "qui s'y connaît", d'un des membres du conseil d'administration. Si ces projets tiennent plutôt du bricolage et de la bonne volonté de quelques uns, cela ne suffit pas et le raisonnement par le "c'est mieux que rien" n'est pas plus viable qu'une brève de comptoir proclamée un soir de beuverie entre amis.
Si l'on arrive à franchir cette barrière, à s'interroger sur le fondement de ce que l'on veut mettre en place, au service après-vente, c'est à dire à la pérennité, on sera dans un niveau de service performant, sur le long terme.
Mais alors que dire de ces sites qui vous annoncent qu'un incident technique les empêche de vous proposer le dit service ? Comment évaluer ces organismes qui, plus d'un an après le dit incident n'ont toujours pas remis en place un système qui fonctionnait très bien ? On s'interrogera bien évidemment sur les milliers d'euros partis dans la nature pour un projet ayant rempli son rôle quelques temps, mais dans lequel on n'avait pas pensé à la faute technique, au grain de sable venant perturber le bon fonctionnement.

Parmi les causes, il y a bien entendu celle du programmeur génial ayant compulsé des centaines de lignes de code, non documentées, et qui a disparu de l'entreprise depuis deux ans, ayant préféré se reconvertir dans l'élevage des chèvres dans le Berry. Personne pour reprendre cet imbroglio de fichiers et d'appels de procédures ; le mieux serait de tout refaire, mais cela va coûter cher ... d'où abandon des décisionnaires et site en berne ! Quant aux autres causes, leurs variétés n'ont d'égal que le nombre de ces bugs ! Mais le travail en amont, l'interrogation, aussi bien des parties techniques, des commanditaires, que des futurs utilisateurs doit être une priorité, une procédure à ne pas négliger ; les éditeurs de grands jeux connaissent parfaitement ce système, ils ont mis en place des béta-testeurs, des gens qui essaient leurs productions avant de les lancer sur le marché.
Nous avons encore des balbutiements dans notre utilisation de l'internet, et si la technique va toujours aussi vite, les moyens sont toujours plus performants, l'homme, lui, a tendance à dire : "Laissez-moi souffler deux minutes s'il vous plaît." Prenons le temps, le temps de réfléchir à ce que nous faisons. Ne nous sentons pas obligé de réagir rapidement et sur le champ.
Les généalogistes connaissent bien ce phénomène que l'on nomme la patience. Elle est à l'origine de beaucoup de leurs découvertes, elle est aussi concomitante de l'analyse et pourvoit à solutionner nombre d'énigmes.

Je trouve dommage de ne plus pouvoir accéder à ces sites où l'on pouvait trouver un grand nombre d'informations. Je souhaite bon courage à tous ceux qui se battent pour essayer de remettre cela en place, si toutefois ils essaient. L'expérience les grandira certainement, et il serait bon que tout le monde puisse en profiter.
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