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illus 010Les sites web des Archives Départementales ou Municipales ne ressemblent pas, dans leur immense majorité, à leur corollaire physique. Première des raisons : tous les fonds ne sont pas numérisés et proposés à la consultation du visiteur virtuel. Dans le cas des archives physiques, sauf impératifs de protection, de date de consultation, tous les fonds sont disponibles. Autre raison, la volonté du responsable du site, parfois le directeur des dites archives, parfois un politique ou un bénévole, voire un webmaster ; dans cette configuration, on peut s'attendre à tout, du bon comme du très mauvais.
La recherche généalogique qui, comme nous l'avons maintes fois démontré, doit avant tout reposer sur un but à atteindre, se heurte dans les archives en ligne à ces limites qui, fort heureusement, ne concernent qu'un très petit nombre de chercheurs. En effet, la majorité des généalogistes amateurs écument les registres d'état-civil et parfois les registres paroissiaux. La "mode" 1914-1918 leur a fait découvrir des documents d'une immense valeur et dans lesquels leurs ancêtres sont représentés différemment que "né", "marié" et "décédé" ; les registres et fiches des militaires évoquent aussi le physique, la culture, un parcours géographique, des gratifications, des situations difficiles etc.
Prenons donc le temps de connaître tout ce que propose un site d'archives comme documents, et comment ils sont mis à disposition. Je trouve personnellement très intéressant cette entrée qui fait découvrir, par lieu, toutes les archives disponibles. On peut ainsi se faire une idée des pièces que l'on va pouvoir consulter pour arriver à nos fins. On sent d'ailleurs à ce niveau-là une implication toute différente que le simple "mettez les archives en ligne" que l'on peut aussi traduire par "jetez-leur quelque chose à se mettre sous la dent !" ou le dilemne du politique coincé entre ses électeurs très demandeurs et son budget très réduit : "mettez quelques trucs en ligne, mais que cela ne nous coûte pas grand chose". Vous reconnaîtrez aisément au milieu de tout ça les sites que vous fréquentez régulièrement !
Je viens ainsi de tomber sur un, municipal, d'une calamité extrême dans lequel on sent une volonté de bien faire mais où le chercheur a bien du mal à retrouver ses petits : actes mélangés, liens morts, oublis, visualiseur ridiculement petit. Quant aux départementaux, je ne préfère pas les citer tant la richesse et la très bonne organisation de certains font s'étonner de voir que d'autres mettent en ligne la charrue avant les boeufs.
Mon conseil va donc à cette interrogation préalable avant d'utiliser un site d'archives : "Comment cela fonctionne-t-il ?". Car, gauloiserie aidant, aucun site d'archives n'a la même infrastructure ; c'est ce qui fait notre force et notre richesse intellectuelle, c'est ce qui fait encore que nous découvrons, apprécions, sommes curieux. La platitude intellectuelle et le refus de la différence conduisent à un abrutissement passif dont le consommateur contemporain aurait tendance à s'inspirer. Découvrons donc le site sur lequel nous allons travailler, extasions-nous sur la multitudes d'entrées disponibles, sur la facilité d'accés et de navigation, sur la clarté des informations et la disposition des outils. Et demandons-nous si, avant de râler parce que ce doit être le petit-fils du conservateur, utilisateur éclairé de PHP et MySQL qui a monté le site, nous avons bien tout saisi ... J'aime pénétrer pour la première fois dans un bâtiment d'Archives Départementales, je sais ce que je vais y trouver mais la découverte des lieux, des instruments de recherche, d'usuels inconnus, l'interaction avec les personnels et la démarche d'acquisition sont différents. Je préfère ne pas me poser de questions quant à l'organisation de telle structure si différente et peu commode plutôt qu'une autre, je me plie à la règle en cours et essaie d'en tirer une quelconque moëlle. Il en est de même pour Internet et cette découverte de l'organisation, des fonds à disposition permet de meilleurs résultats et, surtout, d'être sûr d'avoir exploité toutes les ressources mises en ligne.
Donc, encore une fois, patience, discernement et sagacité feront mieux qu'énervement et protestations. Et si la route qui passe par l'État-Civil est défoncée, fermée pour travaux ou se termine en cul-de-sac, essayez donc le chemin vicinal des enregistrements ou des actes notariés, de plus en plus souvent en ligne, quelquefois boueux et peu pratique à trouver mais ô combien porteur de bonnes nouvelles.
Il y a des sites d'archives qui proposent régulièrement des mises à jour, des additions, de nouveaux documents, d'autres qui, une fois qu'ils ont satisfait à quelques généanautes en mal de recherche, s'abstiennent de toute modification, font ronronner leurs machines à l'abri d'une quelconque envie de proposer un peu plus. Problème d'argent ? De personnels ? D'imagination ... ? Certainement pas de matière tellement les kilomètres de rayons de nos archives regorgent de choses intéressantes.
Aider un nouveau généalogiste dans cette mêlée ne pourra pas se faire sans une reconnaissance préalable du site sur lequel il souhaite opérer ; certains proposent un tel parcours du combattant pour arriver à l'acte tant désiré qu'il est inutile ici de décrire une quelconque procédure commune. Même la traditionnelle recherche d'actes d'état-civil va être bousculée : tables décennales éparpillées, regroupées en gigantesques ensembles où l'on passe des heures à retrouver ses petits ; registre pour une année découpé en tranche de 20 pages, sans aucun repère ; unique collection en ligne sans avoir pris le soin d'essayer de recouper les manquants etc... Internet ne remplacera pas l'employé des archives qui vous guide et vous signale les manques et les astuces pour y remédier parce qu'il connaît bien son affaire ! Internet c'est avant tout une histoire de programmeurs qui vous assurent avec une béatitude certaine et affirmée qu'en dehors d'eux nul salut ! Que nenni ! Internet c'est un outil, et ceux qui derrière leurs machines ne considèrent pas qu'ils sont au service de ceux qui veulent utiliser cet outil à leur profit ne sont pas dignes de leur statut.
De nos jours, on fait de belles choses pour permettre à de nombreux usagers de profiter de technologies attrayantes, et au milieu coule un égoût qui prend souvent un peu trop de place. Le nettoyage commencera avec une meilleure compréhension du tout, un apprentissage raisonné, une culture à développer, le reste ce n'est qu'une question de commerce.
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