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illus 002Il est certaines disciplines pour lesquelles la mention "professionnel" apparaît tout de suite après la dénomination. Ainsi pour les sportifs : un footballeur professionnel ; les acteurs et comédiens : c'est un acteur professionnel. Il est vrai que les médecins professionnels, les maçons professionnels, les chaudronniers professionnels, cela ne court pas les rues sur une carte de visite ou un curriculum vitae. Le généalogiste n'échappe pas à la règle : il y a le généalogiste et le généalogiste professionnel - on fera même des distinctions et des sous-classes pour le second.
Qu'est-ce- à dire donc ? Vraisemblablement que la matière se retrouve dans un contexte professionnel comme dans celui de l'amateur, avec une difficulté majeure : l'évalutation des compétences. Qui est le meilleur le footballeur professionnel ou l'amateur ? Le généalogiste ou le généalogiste professionnel ? Quelques années en arrière je suivais, dans le cadre de mon métier (professionnel ...) un festival de théâtre associatif mêlant troupes professionnelles et troupes amateurs. L'information ne donnait pas la distinction, et il arrivait souvent que les spectateurs préfèrent les amateurs plutôt que les professionnels.
Doit-on en conclure qu'il n'y a pas de différences entre les deux ? Comme nous l'avons dit ici plusieurs fois le particularisme n'est pas la règle, et si un exemple donne un amateur meilleur qu'un professionnel, l'exemple contraire peut aussi être démontré. Le généalogiste professionnel et le généalogiste-tout-court seraient-ils donc une seule et même personne ?
La distinction doit-être faite et plusieurs critères permettent d'y arriver et, encore une fois en sortant du particularisme béat, il appartient à chacun de pouvoir en prendre conscience.
Parmi ceux-ci le résultat est obligatoire chez le professionnel, un résultat de moyens bien entendu, mais un résultat tangible et non pas une vague idée. Arriver au résultat convenu d'avance avec son client différencie de l'amateur qui n'est tenu à aucun résultat si ce n'est sa satisfaction personnelle de chercheur. L'amateur qui fera des recherches pour un tiers devrait adopter la même attitude qu'un professionnel, mais rien ne l'empêche, si ce n'est sa moralité, d'abandonner en cours de route en passant à la culture des radis en sol aride.
Un critère tout aussi important que le premier est la qualité du travail rendu. Si l'amateur se satisfait de ses connaissances et des résultats obtenus, le professionnel doit rendre un travail dont la qualité, aux yeux de ses pairs, doit être soignée, hors de question de prétendre qu'un document de dix pages mal photocopiées puissent être un travail de généalogiste professionnel. On tirera de cela une certaine éthique du métier qui n'est pas toujours connue du public, d'où méfiance et réticence à faire appel aux services d'un professionnel. Si je sais qu'un médecin doit me soigner, qu'un garagiste doit réparer ma voiture, qu'un maçon doit construire ma maison, peu savent ce que doit faire un généalogiste. Dans ce cas-là rendre n'mporte quoi enveloppé du terme "généalogie" satisfera le client ignorant. Le professionnel doit répondre à des contraintes de qualité parce qu'il a été formé à cela, nous y reviendrons.
Critère non des moindres mais pas le plus important à mon avis : l'argent. Le professionnel travaille pour de l'argent ... ce qui paraît scandaliser bon nombre d'amateurs, en particulier dans le domaine de la généalogie. Pas le plus important car en répondant aux deux critères évoqués ci-dessus au travers d'un contrat liant le généalogiste à son client, ce dernier est sûr d'obtenir ce qu'il souhaite moyennant une contrepartie financière ; il en est ainsi pour de nombreuses activités humaines : l'argent est un pilier de notre société. L'amateur ne fera toutefois jamais cela gratuitement, ses déplacements, ses photocopies, le matériel nécessaire à son activité lui coûte de l'argent ; c'est une passion, on ne compte pas.
De ces trois ensembles, poutres maîtresses de l'édifice, il me semble que la formation du généalogiste est le lien nécessaire à une approche correcte d'un métier et d'un loisir. Si certains métiers ont besoin d'une formation préalable, ce n'est pas le cas du généalogiste. Il faudra alors, pour la personne s'adressant à un généalogiste professionnel, vérifier un certains nombres de connaissances ... pas toujours évident : un diplôme, une formation historique, un master en psychologie, trente ans de pratique ? Hors donc ce cas de vérification des compétences, c'est encore la réputation, au même titre que pour mon plombier ou mon restaurant favori, qui fera la différence. Et, chose curieuse, amateurs ou professionnels ont tout à gagner de posséder quelques formations dans les domaines de la Généalogie et de l'Histoire des Familles ; l'un pour prouver ses capacités, l'autre pour vivre pleinement son loisir. Il est alors bien conseillé de s'adresser à un généalogiste dont la formation est reconnue et les qualifications certifiées.
A l'immatérielle frontière de ces définitions se retrouveront les professionnels-amateurs et les amateurs-professionnels, propulsés par un internet libérateur d'expressions en tout genre. A noter toutefois que si conflit il y a, c'est souvent par incompréhension ou par volonté de cultiver une ignorance peu favorable aux uns comme aux autres. L'amateur a tout à gagner du professionnel, le professionnel a tout à gagner de l'amateur ; la défense de son bout-de-gras ne consiste finalement, à la manière de ces anciens barons roitelets en leur domaine, qu'à entretenir un amour-propre empoussiéré.

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