illus 007La marche à pied c'est simple, il suffit de mettre un pied devant l'autre ! Et ne citons pas les cas pour lesquels cela est trés difficile, dans la grande majorité, la marche à pied, c'est simple ; le "oui ... mais", nous en avons déjà parlé !
La généalogie doit passer par des phases d'apprentissage, reposant sur des bases structurées et pour lesquelles il ne doit pas y avoir de part d'improvisation. La mode du "je sais tout avec internet" est un miroir aux alouettes faisant du piégé un déçu de la première heure ou un piètre généalogiste amateur ayant empilé quelques noms et quelques dates dans un coin de cloud.
On peut lire, de tous bords, "la généalogie c'est simple, accessible, à la portée de tous" : allez sur Geneanet, Ancestry etc ... interrogez vos parents, fréquentez les forums, commandez des documents aux archives, consultez celles en ligne. Mais nulle part on voit le but de la mission. Alors oui, la généalogie c'est compliqué parce qu'on ne sait pas où aller, mais c'est simple aussi parce qu'on peut faire tout ce qu'on veut, comme cité plus haut, et créer un passe-temps aussi chronophage qu'inutile aux yeux des tiers de la famille.

illus 004La passion du généalogiste réside-t-elle dans la recherche ou dans le résultat ? Je me demande si, à la manière du joueur qui, s'il ne perd jamais, ne voit aucun intérêt à jouer, le généalogiste, le vrai, le pur, le dur, ne prend pas plus de plaisir à chercher qu'à trouver ?
J'avoue qu'au niveau satisfaction et plaisir, le fait de découvrir un personnage, un événement après avoir fait une suite de déductions aussi alambiquées que possible, avoir parcouru des dizaines d'archives, m'est beaucoup plus agréable que découvrir le même personnage après avoir tapé son nom dans Généanet.
Certes, me répond mon alter-ego qui a toujours l'oeil sur le cursus des finances, mais le temps c'est de l'argent ... Oui, mais dans le cas de la recherche généalogique par plaisir ou pour faire plaisir, ni le temps, ni l'argent ont de l'importance !
Jetons nous donc dans le bain de cette recherche, la vraie, qui relève le plus souvent de l'enquête policière plutôt que du questionnaire à choix multiples. Car c'est bien cette enquête, ce moment où l'on échafaude une théorie pour partir à la recherche de l'oncle Marcel, celui qui a disparu un beau matin de la ferme familiale en laissant sa femme et ses six enfants, qui fait le plaisir. Plaisir que l'on poursuivra en rebondissant d'actes en actes, de coupures de journaux en constatations d'huissiers ou de testaments enfin révélés.

illus 019La mise à jour est une opération qui se pratique dorénavant à intervalles réguliers sur nos ordinateurs. La communication de l'événement est si bien menée que l'on vous explique à grands renforts de mots tels que "sécurité", "amélioration", "nouveautés", votre indispensable participation à la mise en place de quelque chose qui va laisser loin derrière tout ce que vous avez connu. Arrivé à ce stade, ma question est : "Combien cela va-t-il me coûter encore ?".
Parce que si le plantage du programme, son manque de sécurité et les bugs apportés par le nouveau stagiaire en développement sont en général assumés et rapidement gommés par un "correctif additionnel de sécurité", la nouveauté, l'amélioration, le fantastique se payent ...
Que vous jouiez à World of Warcraft ou vous serviez d'Heredis, le résultat est le même, il faut évoluer, la lassitude guettant au moindre détour de processeur l'utilisateur lambda. Et que n'allons nous pas nous émerveiller de toutes ces belles choses que le gentil développeur, rentrant frais et dispo, bronzé et le sourire béat aux lèvres, des plages de Palavas-les-Flots, tient à tout prix à nous livrer en pâture. Fruit de nombreux brain-storming et autres allègories du genre, la mise à jour devient donc incontournable mais toutefois un peu moins attendue que le Messie (quoique ...).
Bref, il m'a fallu mettre la main au portefeuille, pas pour WoW, j'ai abandonné, mais pour mon logiciel de généalogie favori. Mais si la version précédente apportait des petites choses aidant le généalogiste, celle-ci n'est pas vraiment réjouissante et n'entrera pas au Panthéon des nouvelles versions (l'eau de mer devait être trop froide !), contrairement à ce que prétend bon nombre de commentateurs.

illus 016L'acte ou le registre, la preuve tant convoitée par le généalogiste, digitalisé, numérisé, océrisé, dématérialisé est légion sur la toile. De la photo du petit dernier au testament joliment orné de ses nombreux cachets de cire, le quidam, tout comme le professionnel ou la collectivité mettent en ligne de nombreux documents.
Nous passerons ici sur les droits d'utilisation qui relèvent plus d'un combat juridique entre quelques requins ayant flairé le "bon coup" que de l'usage raisonné et fort restreint qu'en font les généalogistes ... un sou c'est un sou.
Je préfère toutefois m'amuser d'un petit élément qui attire mon attention, une fois la découverte et la laborieuse transcription effectuées, dans le coin en bas à gauche le plus souvent, mais parfois à droite, en haut, sur le côté ...

Pour ceux qui ne connaissent la généalogiqe que par internet associé, sachez que les actes que vous lisez, les photos que vous tentez de décrypter proviennent de livres, d'albums, de registres composés, pour certains, d'un très grand nombre de pages réalisées à partir de papier. Et c'est là qu'apparaît une difficulté que le photographe amateur, utilisateur du smartphone ou de l'appareil photographique numérique, aura bien du mal à résoudre, une fois trouvé le mode manuel et le bouton "flash off".

illus 039Nous vivons un monde de communication formidable !
Et les généalogistes de s'esbaudir devant la prochaine mise en ligne des archives du Jura. Chouette ! A condition toutefois que la commune recherchée fassent partie des heureuses élues !
Et nos toujours gentils généalogistes de tirer à boulets rouges sur le Gard, mauvais élève. Pourtant, comparé à d'autres départements qui osent dire que leurs archives sont en ligne, le Gard offre un bel ensemble sur le web. Certes les Archives Départementales ne proposent que les registres matricules pour quelques années, bien indexés, mais le site Brozer est une véritable mine d'actes pour le chercheur ayant des ancêtres dans le Gard.
Chauvin certes, mais réaliste aussi, je ne mets pas le Gard dans les dernières positions pour la disponibilité de documents. Si notre voisin l'Hérault fait preuve d'une magnifique mise en ligne de nombreux et variés documents, que notre Lozère amie s'est dotée de beaux outils ainsi que les nombreux départements voisins, on aura bien du mal à trouver quelque chose dans certains coins et époques de la Gironde, du Finistère, des Hautes-Pyrénées, du Gers, de la Seine-Saint-Denis, du Jura, de la Moselle, de la Haute-Savoie, du Doubs ou de la Réunion. Certains de ces départements ne se préoccupant absolument pas de la majorité de leur clientèle, les généalogistes, et mettant en ligne des documents, d'un intérêt certain pour l'archiviste et d'une plus que relative attention desdits généalogistes. Il est plus facile de faire des recherches en ligne dans le Gard que dans la plupart de ces départements.

illus 018Afin de prouver une filiation, le généalogiste se réfère à un ensemble d'actes qui lui donne un maximum d'informations sur sa parenté. Les actes les plus couramment interprétés sont ceux de l'état-civil ainsi que les registres paroissiaux, naissances, baptêmes, mariages, décès, sépultures. Afin de complèter ces informations, ou de les découvrir parce que cela n'est pas possible avec ceux cités plus avant, le généalogiste dispose aussi de nombreuses possibilités. Plus ces possibilités sont connues du généalogiste, plus ses chances d'obtenir des résultats sont importantes, le champ d'investigation s'agrandissant, les probabilités de résutats positifs se révèlent d'autant plus facilement.

On ne répètera ainsi jamais assez à tous les généalogistes de bien connaître les outils de recherche mis à disposition, en particulier dans les archives départementales. Internet obligeant, les outils informatiques ajoutent également leur part de possibilités. Le critère chance s'en trouvera grandement augmenté, on viendra même à ne plus en parler mais à réellement évoqué le travail accompli.
Mais il arrive, malgré l'ensemble des moyens connus mis en oeuvre, de ne pas trouver de documents prouvant la filiation de la personne recherchée. En possession seulement d'un acte de décès, sans autre mention que le conjoint de la personne et un âge arrondi il va être très difficile de retrouver la famille. Attention aux homonymies sur les naissances, aux prénoms transformés, aux noms détournés. Mais l'opiniâtreté et la volonté d'aboutir du généalogiste lui feront étudier les familles présentes, les mariages, les décès, les différentes possibilités, les pistes à suivre.

illus 006Je ne compte plus depuis longtemps déjà les messages ressemblant à cette récrimination, appel au noble combat de la protection des données. C'est cyclique, redondant, c'est le sujet dans lequel s'engouffre un maximum de trolls au profil généalogique aléatoire, tantôt collectionneur de montres Pikachu, tantôt amateur d'ancêtres perdus dans les couloirs peuplés d'octets de nos "compiouteurs". Mais, après tout, c'est un peu comme le reste, on a beau dire qu'il ne faut pas fumer, qu'il ne faut pas trop manger, qu'il ne faut pas trop boire, qu'il ne faut pas chanter après vingt-deux heures, qu'il ne faut pas rouler trop vite, qu'il ne faut pas ... nous n'écoutons pas ! Ainsi, depuis le temps que nous disons, ressassons, rabâchons que mettre des données sur Internet à la disposition de tout le monde c'est bien quand même pour que les autres en profitent, les recopient, en usent et en abusent, ceux qui le font et s'en offusquent méritent l'opprobre pour le moins, et beaucoup plus si affinités. Et ces malheureuses victimes, consentantes, de revenir encore une fois sur le fait que tout le travail de recherches, les longues heures passées à la bougie devant son ordinateur, les interminables transcriptions de notaires aussi frileux que grabataires à l'écriture instable, ne méritent pas d'être ainsi honteusement pillés ! Bien fait pour eux !

illus 046Peu de nouvelles depuis le début de cette année 2018 ; il faut dire que des travaux importants et diverses préparations internet, dont la future mise en ligne du nouveau site soirat.com m'ont énormément accaparés. La plume du Généanaute n'est toutefois pas encore complètement usée, et je ne manquerai pas de vous proposer d'autres billets dans les jours qui suivent.
Soirat.com m'a un peu obligé à me replonger dans la programmation et la gestion des bases de données puisque je vais proposer en ligne des milliers de données récoltées pêle-mêle. Toutes ces données n'étaient évidemment pas structurées pour un passage sur le web ; pas plus que tout ce que je réalise à partir de mon logiciel de généalogie. Il a donc fallu inventer des process pour permettre de mettre cela en ligne. Le travail se fait, à un bon rythme, et devrait voir le jour dans le prochain printemps.
De la même manière, la poursuite de l'écriture des faits divers et généalogie pour l'année 1866 (après 1863, 1864 et 1865) avance à grands pas, il ne reste qu'un mois et demi à terminer. Sur le même tempo la récupération des données pour les poilus de ma commune, ainsi que leurs généalogies est quasiment finie et, en parallèle, je boucle l'ouvrage sur les filleuls de l'Empereur dans le Gard.
Le Généanaute a donc un peu levé le pied, mais les mises à jour ainsi que les compléments d'informations sur les archives ou les sites webs suggérés se font toujours à un bon rythme ; on attend encore quelques Archives Départementales en ligne et, je le répète, le Gard n'est pas le dernier ! La tendance de certains départements à proposer quelques pages vite numérisées et d'annoncer bien haut qu'ils sont en ligne me fait sourire, enfin pas tout le temps ...
Le prochain article du Généanaute devrait nous entraîner vers les bases de la recherche généalogique sur Internet et nous rapprocher de multiples possibilités, existant depuis des années pour certaines, de travail. Je vous invite donc à continuer à nous suivre et à profiter de futures nombreuses offres généalogiques.

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