illus 028Les dates, c'est un des nombreux problèmes soulevés par la généalogie et le besoin de connaître celle de naissance, de mariage, de décès et des nombreux événements jalonnant la vie d'un individu. Si l'on peut admettre que notre siècle, et le précédent, ont vu une stabilité dans le calcul de ces dernières, tant du point de vue du calendrier que de celui du calcul et des facilités de ce dernier, il n'en a pas toujours été à toutes les époques de la même manière.
Du calendrier Julien au calendrier Grégorien, pour notre civilisation, en passant par les tentatives révolutionnaires et les nostalgiques napoléoniens, les dates ne manquent pas de différences.
Cependant tous ces calculs font références à des points précis et peuvent, relativement facilement, être transformés en jour, mois et année parfaitement compréhensibles par le commun de nos mortels contemporains. Ce sont ces dates que nous, généalogistes, répercutons dans nos recherches.
Il en va toutefois fort différemment de nos braves officiers d'état-civil, curés, prêtres et autres officiants à l'occasion de ces moments de la vie que sont les baptêmes, les mariages, les sépultures, voire même dans des années un peu plus proches de nous, pour des naissances, des mariages, des enterrements. Ainsi lorsque l'officiant annonce un âge, une année, prenons garde !
J'ai pour habitude de me méfier de tout âge arrondi à la dizaine : "Jean MARTIN, âgé de 50 ans, décédé le 10 avril 1782". A priori, ce brave homme est né en 1732 ... méfiance, son année de naissance peut varier allègrement de 1720 à 1750 quand ce n'est pas dû à une erreur de calcul beaucoup plus grave, comme dans l'illustration de cet article !

illus 052La tâche est lourde et floue, le concept connu et l'apprentissage en cours ne permet plus de s'interroger, il faut y aller. L'ambiance et les échanges, cosmopolites et d'âges plus que variés se déterminent, pour la plupart autour d'un intérêt commun, pas forcément partagé ni su et connu mais tout au moins désiré. On subit plus qu'on analyse dans ce maelstrom d'informations distillées comme des rafales de lourdes mitrailleuses. Mon instrument scripteur me fait horriblement souffrir et réveille des nerfs, des muscles, des tendons, et que sais-je encore, qui s'étaient vaillamment endormis depuis des décennies.
Compensant l'aridité intellectuelle de ces instants, la soif de connaissance décuple mes forces et remet les douleurs à leur juste place derrière une somme de pensées flottant au dessus d'un avenir presque rose ... Il y a de la magie dans l'air, comme une odeur de foin fraîchement coupé se prenant pour une madeleine, une forme de retour vers le futur, une interrogation à peine enterrée, à peine évoquée, vivement révoquée. Je me prends désormais pour une sorte de matière grise palpitante, mais guère prenante, ronflant au gré des énoncés journaliers, portée par une brise jaunâtre déteignant sur d'anciennes copies quelques peu défraîchies, évidemment.
Vient alors les moments différenciés, ceux que l'on repère facilement parce que portés par le désir, voire l'intimité et les passions de chacun, dans la détente, la convivialité et le besoin d'échanges, au sein d'une communauté à peine formée et déjà soudée. Le projet et son cortège de positivisme, son allégorie à l'avenir, son incommensurable assurance en soi, supporte à la manière d'une colonne vertébrale l'ensemble de ses régulières palabres, de ces incroyables échanges ; que n'aurais-je pas bien fait d'en noter quelques uns !

illus 035Le nez plongé dans l'acte, l'esprit vif et alerte, prompt à détecter les difficultés de la lecture, notre ami l'actif releveur d'actes concentre toute son attention à décrypter la fine écriture de l'officier d'état-civil qui s'évertuait alors à tenter d'écrire correctement les noms propres qu'on lui énonçait. Et parfois, ce laborieux stakhanoviste des temps modernes de la généalogie doit se résoudre à utiliser le point d'interrogation parce que le nom d'une personne ou d'un lieu ne sont pas déchiffrables.
Cela donne "St Etienne sur V…?" sur le relevé  dans un site dédié à cela et pour un acte que je suis en train de lire. Il est vrai qu'on lit bien Ste (oui avec le e !) Etienne, et que le reste est difficilement déchiffrable (quoique ...). Mais la suite de la lecture nous informe que le dit lieu se trouve dans le Puy-de-Dôme, comme le lieu de naissance de l'impétrant, Chaméane. Il est vrai que si nous enlevons l'ordinateur et Internet, la recherche pour retrouver le lieu s'avèrera difficile et longue, mais nous sommes nombreux dorénavant à nous servir de ces beaux outils.

illus 009Entre 1897 et 1911 un certain nombre de crimes liés à la dynamite se sont déroulés dans le Gard. La plupart ont été commis dans des endroits proches de lieux où l'on utilisait souvent ce type d'explosif. La gendarmerie n'a pas toujours pu résoudre ces délits, pour certains aussi étranges et sans revendication, que d'autres ont été d'une violence inouïe dans leur utilisation.

Six petites histoires tirées des rapports de nos valeureux gendarmes, à cheval sur le XIXème et le XXème siècle, et d'une recherche familiale pour certains protagonistes :

Le 23 juillet 1897, les gendarmes Léon ROYER et Ernest JOYEUX, de retour de leur patrouille de nuit sur la commune de Saint-Paul-la-Coste, à quelques kilomètres d'Alès, dans le Gard, sont surpris par une détonation venant de dessous leurs chevaux, alors qu'ils sont sur la route nationale 107 bis, à hauteur de la Blaquière, sur la commune de Cendras.

illus 056Ce n'est pas vers la musique ni la motorisation de nos véhicules que ce texte va nous entraîner, mais plutôt vers une sectorisation de la généalogie. Rien d'indispensable toutefois, mais pouvant éventuellement servir de repères aux généalogistes cherchant à mieux cerner les possibilités de recherche et les situations temporelles.Avoir en tête ces grandes époques peut favoriser la recherche en associant tel ou tel type de document à telle ou telle de ces périodes. La progression en difficulté pour trouver des documents ainsi que la formation du généalogiste fait aussi partie de cette linéarité ; n'oublions toutefois pas que chaque cas est un cas particulier et que nous aurons plus de facilité parfois à trouver des informations dans un quatrième temps que dans le premier, c'est l'ensemble des documents disponibles qui détermine cette progression.
Commençons donc, et interrogeons-nous ... d'une manière générale

Premier temps
Tout ce qui concerne les proches, c'est le début, la famille. Période à la longueur variable selon les individus et les documents disponibles, mais généralement se situant facilement de la période contemporaine au début du 20ème siècle. Période parfois difficile à appréhender parce que, même si l'on connaît certains de ses ancêtres, on n'est pas forcément en possession des pièces prouvant les filiations. On trouvera quantité de documents disponibles, tant dans les familles que dans les institutions nationales. C'est aussi bien une récolte de témoignages oraux que de rencontres sur Facebook ou de quêtes du grand-père ayant fait une des deux Guerres Mondiales. État-Civil, livrets de famille ou militaire, photos et diplômes, listes électorales, recensements sont quelques unes des pistes les plus utilisées. La recherche des descendants proches, des cousins plus ou moins éloignés est une partie du travail à effectuer pendant ce moment.

gen coup press illus 0023Le dernier volume consacré aux coupures de presse de l'année 1865 étant terminé, je vous propose ci-après les noms et les lieux qui sont référencés.
Pour rappel, ces coupures de presse sont extraites, pour chaque jour de l'année 1865, des principaux journaux de l''époque, et sont suivies d'une rapide étude généalogique du ou des protagonistes cité dans l'article.
En majuscules, les noms de famille, avec la précision s'ils sont étudiés ou cités et en minuscules, les lieux.

Abainville
Abbeville
ABD-EL-KADER-BEL AOUFI
ABRANI (étudié)
ABRIOUX
Accolay
ADAM (étudié)
ADERER (étudié)
AGERON (étudié)
AGERON GAILLARD (étudié)
Aguilcourt
AGULHON
Ailhon
AILLET (étudié)

illus 025Je comprends le souci de certains de mes ancêtres, quelques paysans récemment argentés, plus ou moins embourgeoisés, de démontrer une lignée agnatique forte et dont la noblesse de la race se perpétue de générations en générations. Mais je comprends de moins en moins, à la lumière de nos connaissances actuelles, que cette tendance perdure chez un grand nombre de généalogistes contemporains.
C'est régulier, je trouve un mariage, le généalogiste mentionne les parents du marié et ne précise rien concernant ceux de la mariée. L'existence des femmes dans ces généalogies serait-elle d'une invisibilité si satisfaisante aux yeux de ces collectionneurs de mâles ? Certes, certes, le tableau n'est pas si noir que cela et la connaissance fait avancer les choses et comprendre des états dont nos aïeux avaient peu conscience, mais la constatation et la prédominance de la recherche agnatique sont bel et bien présentes.
J'ai bien du mal à comprendre une généalogie en dehors d'un ensemble de personnes incluant tous les parents, grands-parents, arrière-grands-parents etc. Dire à une personne que sa généalogie sur cinq générations c'est cinq personnes qui ont fondé la lignée des SAPERLIPOMPOM, c'est un peu comme, de nos jours, dire que nous descendons du singe. Comment percevoir une famille, les ascendants et descendants, autrement qu'en étudiant l'ensemble des branches. Cinq générations en ascendance, ce sont trente-et-une personnes qui, chacune, ont apporté quelque chose à celle qui est à la base ; il n'en est pas une, généalogiquement parlant, plus ou moins importante que l'autre. C'est l'étude de l'histoire familiale qui nous en fera aimer plus ou moins certains, constater que c'est untel qui a transmis cette fameuse maladie héréditaire, ou tel autre qui a créé ce mouvement ayant séparé la branche de la famille.

illus 007La marche à pied c'est simple, il suffit de mettre un pied devant l'autre ! Et ne citons pas les cas pour lesquels cela est trés difficile, dans la grande majorité, la marche à pied, c'est simple ; le "oui ... mais", nous en avons déjà parlé !
La généalogie doit passer par des phases d'apprentissage, reposant sur des bases structurées et pour lesquelles il ne doit pas y avoir de part d'improvisation. La mode du "je sais tout avec internet" est un miroir aux alouettes faisant du piégé un déçu de la première heure ou un piètre généalogiste amateur ayant empilé quelques noms et quelques dates dans un coin de cloud.
On peut lire, de tous bords, "la généalogie c'est simple, accessible, à la portée de tous" : allez sur Geneanet, Ancestry etc ... interrogez vos parents, fréquentez les forums, commandez des documents aux archives, consultez celles en ligne. Mais nulle part on voit le but de la mission. Alors oui, la généalogie c'est compliqué parce qu'on ne sait pas où aller, mais c'est simple aussi parce qu'on peut faire tout ce qu'on veut, comme cité plus haut, et créer un passe-temps aussi chronophage qu'inutile aux yeux des tiers de la famille.

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