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illus 058Je suis un inconditionnel de Gallica depuis bien longtemps ; j'y trouve largement de quoi alimenter mes recherches, et pratique en particulier la consultation des journaux du XIXe siècle depuis de longues années. Le site apporte régulièrement de nouveaux éléments, favorisant ainsi une vision toujours améliorée des périodes qui m'intéressent.
Il y a quelques temps déjà, en faisant des recherches, je tombais régulièrement sur des extraits de documents. La plupart de ces derniers correspondant à des ouvrages récents, cela ne me gênait guère, hormis le fait que cela alourdissait les recherches, sans avoir la possibilité de filtrer ces éléments. Je suis de bonne composition et m'adapte facilement, l'obstacle n'est pas insurmontable et les résultats étant toujours performants, ma satisfaction s'en trouvait garantie.
Mais, car il y a un mais, et l'article est bâti autour ... Mais, disais-je donc, récemment, Gallica a opté pour une indexation de journaux dont ils ne délivrent qu'une page, dans une lecture globale difficile, renvoyant le lecteur vers un site privé réclamant un abonnement pour accéder au document ! Le bazar internet-économico touche cette institution qui arrivait, à mon avis, à s'en tenir plus ou moins à distance.
Je suis assez grand pour arriver à faire moi-même mes choix, et je n'ai pas besoin d'un site tiers pour me ramener à ce site marchand qui, s'il m'intéresse un jour, pourra ponctionner allègrement sur mon compte en banque ma participation financière.
Retronews.fr, c'est de ce site dont il s'agit, est peut-être une ressource à considérer, mais pour l'instant, je n'en ai pas besoin. Alors pourquoi Gallica ne permet pas de filtrer toutes ces options en ne restant que sur son site ?

illus 057Je viens d'avoir l'occasion de communiquer avec un jeune "historien" à propos de personnes décédées dans un accident qu'il mentionne dans une de ses communications sur Wikipédia. Me fendant d'une demande d'informations plus complètes, parce que les miennes, basés sur des recherches dans les journaux d'époque et l'état-civil, ne correspondent pas, je me vois retourner un message de quelques lignes m'indiquant que l'auteur se base sur les écrits d'une autre personne et qu'il est désolé de ne pouvoir me renseigner.

De fait ! Je ne réponds même plus, j'aurai trop l'air d'un troll ... Mais quand même, cette facilité que nous avons à produire de l'information devrait nous amener à la vérifier (encore une fois !). Ce brave quidam, tout auréolé de ces prouesses wikipediesques en grande quantité, passionné par son travail, son patrimoine local et une forte volonté de faire connaître, n'en demeure pas moins un propagateur de fausses nouvelles (cela se dit différemment de nos jours je crois ...).
Dans ce cas précis, l'auteur produit une grande quantité d'informations sur un sujet très précis ; un remarquable travail à première vue, largement documenté et solidement illustré. Moi, je vérifie une de ces informations et je trouve sujet à discussion, erreur probable. Que devient alors, à mes yeux, le reste des données diffusées par l'auteur ? Un grand doute subsiste !

Haro ? Peut-être, mais alors à qui se fier, comment, quand ?
Larousse et Bescherelle ont été de solides sources sur lesquelles s'appuyer ; notre civilisation, en constante évolution, transformation et métamorphose tous les trois mois, semble les ébranler. Et c'est là, je pense, que réside la plupart de nos difficultés actuelles.

illus 056Ce n'est pas vers la musique ni la motorisation de nos véhicules que ce texte va nous entraîner, mais plutôt vers une sectorisation de la généalogie. Rien d'indispensable toutefois, mais pouvant éventuellement servir de repères aux généalogistes cherchant à mieux cerner les possibilités de recherche et les situations temporelles.Avoir en tête ces grandes époques peut favoriser la recherche en associant tel ou tel type de document à telle ou telle de ces périodes. La progression en difficulté pour trouver des documents ainsi que la formation du généalogiste fait aussi partie de cette linéarité ; n'oublions toutefois pas que chaque cas est un cas particulier et que nous aurons plus de facilité parfois à trouver des informations dans un quatrième temps que dans le premier, c'est l'ensemble des documents disponibles qui détermine cette progression.
Commençons donc, et interrogeons-nous ... d'une manière générale

Premier temps
Tout ce qui concerne les proches, c'est le début, la famille. Période à la longueur variable selon les individus et les documents disponibles, mais généralement se situant facilement de la période contemporaine au début du 20ème siècle. Période parfois difficile à appréhender parce que, même si l'on connaît certains de ses ancêtres, on n'est pas forcément en possession des pièces prouvant les filiations. On trouvera quantité de documents disponibles, tant dans les familles que dans les institutions nationales. C'est aussi bien une récolte de témoignages oraux que de rencontres sur Facebook ou de quêtes du grand-père ayant fait une des deux Guerres Mondiales. État-Civil, livrets de famille ou militaire, photos et diplômes, listes électorales, recensements sont quelques unes des pistes les plus utilisées. La recherche des descendants proches, des cousins plus ou moins éloignés est une partie du travail à effectuer pendant ce moment.

illus 055Ce vendredi à midi je pars avec mes listes de mariages, contrats notariès et autres généalogiqueries à découvrir, aux Archives Départementales de mon beau département. Je n'y suis pas si souvent que cela en ce moment, occupé à des tas de choses d'un côté et de l'autre ... La généalogie dans le fauteuil quoi ! Agréable surprise, le bâtiment n'a pas bougé ! Non, cela ne fait pas si longtemps que j'y suis venu ... Le bâtiment est toujours là, la plupart du personnel aussi, quelques têtes nouvelles et jeunes toutefois. Je m'enregistre, en évitant de demander une table, cela fait un peu restaurant ... Je commande, là aussi cela fait un peu restaurant ... La généalogie, ça se déguste non ? Bref, je commande quelques notaires, histoire de faire bien, et me dirige vers la salle des microfilms où je m'apprête à lancer un grand bonjour avant de m'apercevoir que la salle est vide ; je dis bonjour quand même, c'est un réflexe. Un grand nombre de lecteurs de microfilms sont "marqués" par une boîte de bobine, par un petit cahier, des papiers ... On sent le généalogiste qui tient à son appareil, réserve sa place parce qu'il est allé déjeuner et veut retrouver tout intact, ça m'agace mais depuis le temps je m'y suis habitué et je me dis que dans quelques années je ferai peut-être pareil - euh non, je ne crois pas !

Je range tous les classeurs, vénérables instruments de recherche, éparpillés sur la table, relève les cotes dont j'ai besoin et commence à lire mes bobines ; je retourne à la table des recherches, note des cotes etc. L'heure passe, je suis en train de compulser un classeur lorsqu'arrive quelques personnes : pas un bonjour. Je me touche, je suis bien réel, vivant, debout devant eux, avec de la consistance, une présence quoi ! Non, non, rien de rien, ils n'ont pas du me voir, c'est la vieillesse, le refus des verres progressifs, ils ont du me confondre avec un des piliers ...

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