Alain Soirat généalogiste    
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La Presse du 16 septembre
Nous lisons dans le Messager de la Champagne :
« L’assassinat d’une femme par son mari a eu lieu dimanche soir, dans la rue de Thillois, à Reims. Le nommé Jules-Alexis GODBILLON, âgé de vingt-quatre ans, tailleur de pierres, né à Trigny, s’était adonné à la paresse et à l’ivrognerie, et à diverses reprises avait abandonné sa femme ; on ne lui connaissait pas de domicile.
Il était sorti récemment de la prison centrale de Pontoise, et, arrivé à Reims, il apprit que sa femme, Césarine PATÉ, âgée de vingt-cinq ans, née à Saint-Gilles, canton de Fismes, ouvrière en robes, vivait avec un amant. Il se rendit chez elle, rue de Thillois, 18, et la frappa de deux coups de couteau, l’un à l’avant-bras gauche, l’autre au bas-ventre. Un jeune homme de seize ans, qui se trouvait là et qu’il prit pour l’amant de sa femme, le sieur Charles RUYCK, fut atteint aussi d’un coup de couteau à l’épaule. Le meurtrier alla aussitôt se remettre entre les mains de la gendarmerie. On s’empressa de chercher du secours pour la victime, et, après un certain temps, deux docteurs-médecins, MM. DUVAL et GAILLOT, survinrent, en même temps qu’un magistrat instructeur. Après lui avoir donné les premiers soins, ils déclarèrent que la victime pouvait être transportée à l’Hôtel-Dieu, où, à peine arrivée, elle rendit le dernier soupir. »

L’enquête généalogique :
Césarine PATÉ, couturière, domiciliée 18, rue de Thillois, à Reims (Marne), née à Saint-Gilles (Marne), le 25 octobre 1840, fille de Louis Victor, et de Marie Louise LABRUYÈRE, épouse d’Alexis Jules GODBILLON, tailleur de pierres, âgé de 34 ans, sans domicile fixe, est décédé place de l’Hôtel-Dieu, à Reims, le 10 septembre 1865.
Louis Victor PATÉ, manouvrier, domicilié et né à Saint-Gilles, le 10 septembre 1812, fils de Symphorien, décédé à Saint-Gilles, le 16 décembre 1835, et de Marie Jeanne DAUBANTON, lingère, domiciliée à Saint-Gilles, veuf de Marie Jeanne FRAMBOISIER, décédée à Saint-Gilles, le 15 avril 1837, s’est marié à Crugny (Marne), le 7 juin 1837, avec Marie Louise LABRUYÈRE, manouvrière, domiciliée et née à Crugny, le 28 octobre 1814, fille de Pierre Adrien, vigneron, et de Marie Elisabeth LOISEAU, décédée à Crugny, le 22 mai 1836. Jean Baptiste PATÉ, meunier, âgé de 45 ans, domicilié à Mézières, commune de Mont-Saint-Martin (Aisne), et Louis PATÉ, manouvrier, âgé de 37 ans, domicilié à Fismette, commune de Fismes (Marne), frères de l’époux, sont présents.
Support : BNF Gallica, AD de la Marne, Marne-archive.com, Geoportail
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