Alain Soirat généalogiste    
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service militaireLe capitaine BEAUGÉ, dont nous avons déjà parlé dans un article consacré au service militaire, a édité en 1874 un "Manuel à l'usage de tous les Français soumis à la loi sur le recrutement et spécialement des officiers de tout grade des armées de terre et de mer, des préfets, des sous-préfets et des maires". Auquel il faudrait rajouter les généalogistes car cet ouvrage explique et décortique tout le phénomène recrutement, service, engament, armées ...
A cette époque, et comme on va pouvoir s'en apercevoir dans le texte ci-dessous, l'implication des citoyens dans l'armée est importante et longue, vingt ans, sachant toutefois que les trois dernières étapes sont composées seulement de périodes d'exercices, en temps de paix bien entendu.

DU SERVICE MILITAIRE (1)
Règles générales.
1. - Tout Français doit le service militaire personnel.
2. - Les étrangers naturalisés et les individus déclarés Français sont soumis aux obligations de la loi sur le recrutement dès qu'ils ont acquis la qualité de Français. (V. Code civil art. 9, loi du 7 février 1851, au Journal militaire 2e s. 1872, p. 652 et 653.)
3. - Sauf les exceptions qui seront énumérées ci-après, le service est fait de la manière suivante :
  • Dans l'armée active pendant cinq ans ;
  • Dans la réserve de cette armée pendant quatre ans (deux ans seulement pour les hommes provenant de l'armée de mer);
  • Dans l'armée territoriale pendant cinq ans au moins ;
  • Dans la réserve de cette armée pendant six ans.
4. - La durée du service compte du 1er juillet de l'année du tirage au sort.
5. - Ne peut compter pour le service exigé, le temps (2) :
  • Pendant lequel le jeune soldat ou l'engagé a été insoumis ;
  • Passé en désertion, depuis le jour du manquement à l'appel jusqu'à celui de la rentrée dans les rangs de l'armée à l'expiration de la peine, ou par suite de grâce ; c'est-à-dire jusqu'au jour où le condamné a reçu une feuille de route pour rejoindre librement son corps, ou jusqu'à celui de sa rentrée au corps s'il n'a pas eu à voyager en sortant de prison. - Les déserteurs et les insoumis qui n'ont pas été traduits en jugement ainsi que ceux qui ont été acquittés n'éprouvent aucune interruption;
  • Passé en prison à la suite d'une condamnation correctionnelle depuis le 1er juillet de l'année de l'immatriculation au bureau de recrutement, pour le jeune appelé qui se trouve détenu à cette époque ; si la détention est postérieure au 1er juillet, le temps écoulé depuis le commencement de cette détention ; et dans les deux cas jusqu'au jour de la mise en route pour rejoindre ;
  • Passé en prison pour tout militaire condamné, soit par un tribunal civil, soit par un tribunal militaire;
  • Ecoulé depuis le jour de la cessation des services, fonctions ou études qui avaient fait accorder une dispense, jusqu'au moment de la déclaration à laquelle le dispensé est obligé par la loi.
Mais on déduit du nombre d'années pendant lesquelles tout Français fait partie de l'armée active, le temps déjà passé au service de l'Etat, par les marins inscrits et par les jeunes gens liés au service des armées de terre et de mer, en vertu d'un brevet ou d'une commission.
6. — Il n'y a dans les troupes françaises ni prime en argent, ni prix quelconque d'engagement.
7. — Nul n'est admis dans les troupes françaises s'il n'est Français.

(1) Lois du 27 juillet 1872, J. M. p. 135 ; — 9 mars 1831, J. M. 1er vol. p. 339.—  D. 21 avril 1866, J. M. p. 125.
(2) I. M. 1er septembre 1833, J. M. p. 123.
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