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clochetteExtrait des Cahiers d'Histoire et d'Archéologie, Nîmes, A. Larguier, 1932

Folklore
Le clocheteur des trépassés
Najac (Aveyron)
Dans la majeure partie des villes et villages du moyen-âge lorsqu'un habitant succombait, l'homme chargé du culte des trépassés déambulait à travers les rues, demandant à la population de réserver une prière pour le repos de l'âme de celui qui n'était plus qu'un cadavre.
A Najac, cet usage continue. Au moment où le jour décline et que l'ombre du soir se fait plus épaisse, tandis que les maisons d'éclairent, que la nature impose silence à ses milliers de voix, le visiteur, le curieux, le voyageur descendu là, perçoit parfois un son de clochettes qui l'intrigue, un son qui marche, qui s'atténue dans le lointain de la longue rue de la petite cité.
Qu'est cela se demande l'étranger. C'est ... comment pouvons-nous dire en langage moderne ? C'est le sonneur, le clocheteur, si vous préférez des trépassés. Est-ce à un vieillard qu'est dévolue cette mission funèbre ? C'est un enfant qui paré d'un collier garni de clochettes porté en sautoir, égrène les sons de ces menus grelots tout en activant sa marche, et ce frêle carillon informe les vivants "pour quel défunt il faudra s'agenouiller et prier à l'aube."
On anticipe sur le trépas de quelqu'un à Najac et cette coutume, devenue familière, fait revivre un vieux passé.
(La Dépêche de Toulouse 21-12-31)
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