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gen coup press illus 0023A la date du 5 novembre 1864.

Le Siècle

Le chasseur fratricide

- On lit dans le Glaneur de Saint-Quentin :
Un crime épouvantable, qui fait en ce moment le texte de toutes les conversations, vient d’être commis dans le canton de Bohain.
C’est un fratricide que nous avons à constater, et l’on comprendra que dans des circonstances de cette nature nous nous entourions de toutes les réserves. La justice est d’ailleurs saisie de cette douloureuse affaire.

Il existait depuis longtemps des dissentiments entre M. Adolphe MARLIER, de Saint-Quentin, et son frère Bélisaire, établi débitant à Joncourt. Ces dissentiments qui étaient nés de conflits d’intérêt dans des questions d’héritage, n’étaient, paraît-il, un mystère pour personne.
Mardi 1er novembre, vers une heure de l’après-midi, Adolphe MARLIER se trouvait en partie de chasse avec son beau-frère et un habitant de Ramicourt, sur un territoire distant de quelques kilomètres de cette commune, quand il aperçut son frère Bélisaire qui semblait venir au-devant de lui. Il alla à sa rencontre. Quels propos furent échangés entre les deux frères ? Bientôt on vit tomber le sieur Adolphe MARLIER, sur lequel un coup de fusil avait été tiré presqu’à bout portant par le sieur Bélisaire.
On prête au meurtrier un propos qui semblerait devoir donner au crime tous les caractères de la préméditation. Mais, comme nous l’avons déjà dit, l’œuvre de la justice est commencée ; nous n’avons qu’à nous renfermer dans le récit du fait.
Le meurtrier est marié et père de deux enfants. Arrêté immédiatement, il a été écroué à la maison d’arrêt de Saint-Quentin par la gendarmerie de Bohain. Devons-nous ajouter que dans le trajet de la gare à la maison d’arrêt, le meurtrier n’a donné aucun signe d’émotion ?
La victime était également mariée. Un heureux avenir s’ouvrait devant Adolphe MARLIER, qui était en possession de l’estime générale et qui avait su se concilier en même temps l’affection de tous.

L'enquête généalogique :

Adolphe Alphonse MARLIER, commis négociant, domicilié à Saint-Quentin (Aisne), né à Ramicourt (Aisne), le 11 août 1833, fils de défunt Benjamin, et de Séraphine CLAISSE, époux de Victoire ROUSSEAU, âgée de 26 ans, est décédé en la demeure de sa mère, à Ramicourt, le 1er novembre 1864. Léon Stanislas MARLIER, fabriquant, âgé de 28 ans, domicilié à Ramicourt, frère du défunt, déclare le décès.
Benjamin MARLIER, valet de charrue, âgé d’environ 32 ans, né et domicilié à Ramicourt, fils de défunt Pierre Nicolas, et d’Elizabeth POMMIER, est décédé à Ramicourt, le 17 août 1840.
Jean Baptiste MARLIER, valet de charrue, âgé de 50 ans, né à Ramicourt, fils des défunts François et Marie Margueritte BOCQUET, époux d’Elizabeth POMMIER, décédée à Ramicourt, le 22 mars 1832, est décédé à Ramicourt, rue d’en bas, le 1er décembre 1832. Benjamin MARLIER, tisseur, âgé de 26 ans, domicilié à Ramicourt, fils du défunt, déclare le décès.
Support : BNF Gallica, AD de l’Aisne, Géoportail
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