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bejart aArmande Grésinde Claire Élisabeth BÉJART, femme aux ambitions de noblesse aussi grandes que ses audaces, est décrite comme une une "femme de race obscure et quelconque" qui ne craignit pas, pour légitimer ses prétentions à la noblesse, de faire anoblir ses deux maris en faisant nommer le premier POCQUELIN, sieur de MOLIÈRE, le second GUÉRIN, sieur d'ESTRICHÉ.
Les armoiries de la dame ainsi achetées sont décrites dans l'armorial général de Paris de 1697 :
"François GUÉRIN, officier du Roy, et Armande Grésinde Claire Élisabeth BÉJART, son épouse, veuve de POCQUELIN de MOLIÈRE, portent d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux croissants, de même et en pointe d'une gerbe d'or accostée de deux tourterelles d'argent, accolé d'azur, à la fasce d'argent, accompagné de trois molettes d'or, deux en chef et une en pointe."

De son mariage avec Jean Baptiste POCQUELIN, le célèbre dramaturge et comédien, Armande eut une fille qui mourut en 1723, sans enfants.
Nicolas Armand Martial GUÉRIN, naquit de l'union de François et Armande. Armande s'en occupa peu et le confia à l'âge de six ans à Madame Marguerite SOIRAT qui habitait la province. Le peu d'informations ne nous permet pas de situer cette "province".
On apprendra toutefois que Nicolas GUÉRIN se marie le 10 mai 1707 à Feucherolles, dans les Yvelines, avec une demoiselle GUIGNAUD, il mourra le 17 mars 1708, à Paris.
En marge de son acte de mariage, on pourra noter :
"Le quinze décembre, l'année suivante mille sept cent huit, est morte à Paris Madame Marguerite SOIRAT, qui avait élevé M. GUÉRIN ci-dessus spécifié depuis l'âge de six à sept ans jusqu'à son adolescence et toujours demeuré avec lui jusqu'à son mariage. Après avoir donné toutes les marques d'une bonne [...], l'Église a rendu son esprit dans la paix du Seigneur. Elle a été cause que feu Mademoiselle GUÉRIN a donné à l'église de Feucherolles les ornements de la Vierge de Sainte Geneviève et des cierges. Requiescat in pace."
A ce jour, plus de nouvelles de Marguerite SOIRAT. Mais il est pratiquement sûr qu'à un moment donné on poura remonter un fragment de cette vie et savoir qui elle était et d'où elle venait ; de Coussac-Bonneval, sans doute ...
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