Alain Soirat généalogiste    
Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn
paleo1Parmi les difficultés rencontrées au long d'un parcours généalogique, l'art de lire les écritures se révèle souvent extrêmement délicat à aborder.
Si l'on considère le nombre d'écueils que fournit la lecture d'un acte quelconque, il est des transcriptions qui relèvent du miracle ! Car si le type d'écriture au fil des siècles change dans la façon de former les lettres, on peut arriver à en apprendre la signification et appréhender rapidement les contenus ... à condition de ne pas être obligé, en sus, d'apprendre le latin ! Et, une fois que l'on aura appris le latin et compris comment déchiffrer les lettres, il nous faudra souvent apprendre les différentes abréviations adoptées, cela aurait été trop simple sinon, par chaque corporation rédigeant un quelconque document.
Ces quelques (!) étapes franchies, avec l'aide de professionnels et d'habitués pratiquant cet exercice quotidiennement, les ouvrages du moyen-âge, et des quelques siècles à suivre, n'auront plus de secrets pour personne.
Mais, car j'aime bien les "mais", il est une branche de la paléographie que l'on aura plus de mal à codifier, à généraliser. C'est toute celle qui concerne les documents écrits par nos curés, officiers d'état-civil, médecins, élus etc ... Nous allons nous heurter à des graphies particulièrement diverses, réalisées dans des conditions ne favorisant pas toujours leur élaboration : température, papier, encre, âge du rédacteur ... Lire un seul acte peut être impossible s'il n'est pas intégré dans un registre, un ensemble permettant de comparer, de retrouver des ensembles de mots, des nombres, des phrases types, des leitmotivs. Ceux qui ont appris à lire selon la méthode globale s'y retrouveront !
Cette difficulté en appellera rapidement une autre concernant l'orthographe. Celle des noms de famille et des lieux nous concernera plus particulièrement, et j'avoue avoir passé de longs moments à déchiffrer le nom d'un lieu, à force de lire différentes cartes. Quant aux noms de famille, ils sont souvent reproduits phonétiquement lorsqu'ils ne sont pas connus de l'officiant ; le résultat, s'il est de temps en temps comique, pousse à développer des trésors d'imagination pour comprendre de qui il s'agit. Cerise sur le gâteau, je pense en particulier aux prémices de l'état-civil dans beaucoup d'endroits, l'orthographe adoptée par le magistrat ou le ministre du culte est d'une fantaisie à toute épreuve, et surtout à la nôtre. La phonétique primera bien sûr, comme pour les noms propres, mais les tournures grammaticales et les conjugaisons ajouteront une ambiance bien particulière à l'acte !
Aussi, lire de nombreuses pages d'un même registre, concernant un même endroit, rédigé par une même personne, permet d'assimiler l'ensemble graphologie-rédactionnel et faciliter la lecture. L'introduction et la vulgarisation des machines à écrire et ordinateurs permet une compréhension que seule l'orthographe ou le style SMS empêche, nous renvoyant à de nouvelles formes de codification que nous devons découvrir à la manière évoquée ci-dessus dans les actes anciens.
Mais là est tout le charme de la recherche non ?
logo geneanaute
Portail généalogique
info passion logo-240px
info soirat-240px
info pasarea-240px