Alain Soirat généalogiste    
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Exposé des crimes et attentats commis par les assassins de la commune d'Arpaillargues, dans la journée du 11 avril 1815
1816, Chez FR. SEGUIN AÎNÉ, rue Bouquerie, n° 7

Petit ouvrage à la subjectivité royaliste bien présente, cet exposé des crimes commis à Arpaillargues, village à l'orée d'Uzès, qui depuis a bien entendu retrouvé son calme et une hospitalité qu'il fait toujours bon goûter, nous plonge dans une histoire locale, certes peu banale, mais ô combien représentative des débordements que provoquent le fanatisme, la peur et l'ignorance. Les têtes tomberont et les condamnations de toutes sortes frapperont un grand nombre des habitants de la commune.
Si l'engouement du retour de l'empereur en ce mois d'avril 1815 a pu provoquer toutes sortes de frayeurs, comme autant d'espoirs, il sera toujours difficile de comprendre exactement cette folie meurtrière et très temporaire qu'a pu provoquer le passage dans Arpaillargues de ces volontaires royaux, désarmés après la capitulation du 8 avril, de retour dans leurs foyers.

La Cour, attendu ce qui résulte de la déclaration du jury, combinée avec la déclaration de la Cour ; après avoir entendu M. le Procureur-général du Roi en ses réquisitions, Me Bayer, avoué, conseil des parties civiles, les accusés et Me Baragnon, avocat, l'un de leurs conseils ;
Sur l'application de la peine ;
Vu les articles 2, 59, 60, 295, 296, 3o2, 304, 383, 20, 22, 26, du Code pénal ; 368 du Code d'instrnction criminelle, et 55 du Code pénal, dont M. le Président a fait lecture:
A condamné et condamne Jeanne Verdus dite Coulourgole, Jean Bresson, Jacques Boisson, Mathieu Surian, Elisabeth Bastide dite Bellon, veuve Boucoiran, Pierre Bouvière dit Fournier, Jean Blancher, et Jacques Reboul, à la peine de mort.
A condamné et condamne Jean-Jacques Barry à la peine des travaux forcés à perpétuité, et à la flétrissure par l'application sur l'épaule droite, et avec un fer brûlant, de l'empreinte des lettres T.P. Ordonne qu'avant de subir sa peine, ledit Barry sera attaché au carcan, sur la place publique de cette ville destinnée aux exécutions ; qu'il y demeurera exposé aux regards du peuple durant une heure ; qu'au-dessus de sa tête sera placé un écriteau portant, en caractères gros et lisibles, ses noms, sa profession, son domicile, sa peine et la cause de sa condamnation.
Note : T.P. pour Travaux forcés à Perpétuité

Je vous conseille donc, entre deux séances de bronzage, de parcourir ce court instant de la vie d'un si paisible et agréable village de l'Uzège, transformant la vie de dizaines de personnes en un cauchemar ineffaçable.

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