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illus 037Diantre ! Encore une date de naissance fausse, et une autre de mariage complètement absurde ; mais que fait le généalogiste ?
Dirons-nous qu'il fait ce qu'il peut ? Que non, je ne m'y aventure pas et estime que tout bon généalogiste fait ce qu'il a à faire. Mais l'erreur est bien humaine n'est-ce pas ? Certes, considérons toutefois quelques cas, et ne jetons pas notre colère sur le premier venu.
Au registre des fautes lourdes, nous allons trouver l'officier d'état-civil ou le prêtre qui, selon les lieux, les périodes et les personnes, résoud à sa manière les difficultés rencontrées par la lecture d'un acte ou d'une communication écrite, en transcrivant à sa manière la date. On ne s'étonnera alors pas que le futur généalogiste fasse de même et, rigoureusement, recopie l'erreur, faisant confiance à notre homme.
Ainsi, lorsque, dans un acte de mariage, nous trouvons "Josette BRUN, née le 14 avril 1816 à Saint-Julien-les-Cougourdes ...", nous retranscrirons sereinement le 14 avril 1816 comme jour de naissance de Josette BRUN. Il faudrait évidemment aller vérifier ... Et si l'on s'aperçoit qu'il n'y a pas de naissance à Saint-Julien-les-Cougourdes ce jour-là, nous ferons alors ce que tout bon généalogiste se doit de faire : une recherche ! Dans les dates, les lieux plus ou moins proches.
L'erreur de date dans un acte est une réalité, ce n'est toutefois pas une constante, fort heureusement. Il arrive parfois même que l'officiant se trompe dans la date dudit acte, écrivant un mois à la place d'un autre ou l'année précédente ou encore un jour complètement farfelu (n'a-t-on point vu des 32 du mois et des 30 février ?) ; il est toujours bon de jeter un coup d'oeil à l'acte qui précède et celui qui suit.
L'acte en lui-même fait preuve d'authenticité, son contenu en sera toujours vérifié par les futurs recoupements que le généalogiste en fera et qu'il n'hésitera pas à signaler, à mentionner dans ses observations.
La recopie des dates est bien sûr une source importante d'erreur. L'on apprendra rapidement à distinguer les 7bre, les 8bre, les 9bre et les Xbre, à ne pas confondre avec juillet, août, septembre et octobre ! Mais aussi les fameux An II, qui sont parfois de la République, mais quelquefois ... de l'Empire ! Erreur que j'ai rencontrée dans une commune très proche de la mienne qui, de plus, mélange allègrement tout cela dans une nomenclature indescriptible. Je n'évoquerai guère ici l'emploi des chiffres romains et leurs innombrables variantes et appropriations au fil des siècles, donnant des nombres sur lesquels il faudra plancher un bon moment avant d'en comprendre le sens ... L'on se gardera également des dix et des six, des onze et des douze, des treize et des seize etc. qui, selon les écritures des officiants ont bien du mal à être distingués !
Erreur de date de naissance ou de décès bien souvent remarquée : la différence entre la date de l'acte et la date de l'événement. "Le dix du mois de septembre, Charles Hector DUCANLOUP, âgé de soixante-quatre ans, décédé la veille, en son domicile ...". Charles Hector est bien décédé le neuf septembre. Idem pour le baptême et le jour de naissance : "Aujourd'hui premier mars 1824, j'ai baptisé Marie VERBIER, âgée de deux jours ...". Marie n'est pas née le premier mars, oui mais quand ?
Nous ferons également un effort lors de la conversion des dates du calendrier républicain, il existe de nombreuses solutions, dont certaines logicielles, qui ne devraient plus nous faire écrire n'importe quoi.
En règle générale le contexte nous aidera grandement, si l'on a du mal à lire six ou dix et que l'acte précédent est du sept, la solution coulera de source ! Appréhender l'ensemble de l'écriture, se familiariser avec les différentes typologies et l'organisation particulière à un endroit et une personne, sont des atouts dans l'étude d'un acte. Et que l'on prenne garde de ne pas trop tôt crier haro sur le baudet : l'erreur est intrinsèque parfois et parfois elle n'appartient qu'à celui qui la constate, pour un temps souhaitons-lui quand elle n'est en fait aucunement avérée.
Serait-il alors impossible de se fier à quelqu'un ? Quelle serait les méthodes pour être sûr de ses relevés ? La réponse serait plutôt orientée vers le complément d'information et, comme dit plus haut, dans un système de recoupement tendant à prouver la véracité de la date. Si Josette BRUN, dont nous avons parlé plus haut, n'est pas née un 14 avril 1816, un complément d'information nous révèlera son acte de naissance en date du 14 avril 1815, que nous créditerons à sa biographie.
Dernière réflexion sur ces erreurs de date : la tradition orale. Alors que vous, généalogiste grand teint et indéfroissable vous avez sous les yeux l'acte de naissance de votre grand-père, votre grand-tante vous soutient mordicus qu'il est né la veille mais que l'arrière grand-père, qui était saôul comme bien souvent (c'est elle qui le dit), s'est trompé de date en déclarant à la mairie. De plus la voisine de ma grand-tante raconte la même histoire. Et je passe sous silence (quoique) tous ceux qui sont déclarés le 31 décembre alors qu'ils sont nés le 1er ou le contraire ; quelle part de vérité ? Je m'interroge encore et continue toutefois à préférer l'acte de naissance aux élucubrations de ma grand-tante !
Ne versons donc pas dans une généa-schizophrénie qui nous rendrait méfiant à l'extrême et déconnecté de ce bel ensemble que sont les archives et leur réalité du quotidien. Faisons confiance à ces écrits, aux transciptions et ayons toujours un oeil sur les recoupements que nous pouvons en faire.
Marie VERBIER est née le 28 février 1864 ...

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